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Paix et réconciliation: la communauté internationale, optimiste après la signature de l’accord
Publié le dimanche 17 mai 2015  |  Studio Tamani
Cérémonie
© Présidence de CI par DR
Cérémonie de signature de l`accord de paix d`Alger
Bamako, le 15 mai 2015 au CICB. Le Gouvernement malien et les groupes rebelles du nord ont procédé en présence de nombreux chefs d`Etats africains et de la médiation internationale à la signature du document de paix issu du processus d`Alger.




L'accord de paix et de réconciliation issu du processus d'Alger a été signé hier à Bamako. L'événement a mobilisé plus d'une dizaine de chef d’État et de délégation. Le document a été signé par le Gouvernement du Mali, la plate-forme des mouvements d'auto-défense et une partie de la coordination des mouvements armés du Nord du Mali.

Les autres mouvements de la Coordination, à savoir le MNLA, le HCUA et le MAA, ont boudé la cérémonie comme ils l'avaient annoncé. Le Président de la République Ibrahim Bouibacar Kéita a dit compter sur le soutien de la communauté internationale pour la résolution de cette crise. IBK s'est aussi dit favorable à ce que l'accord reste ouvert à la signature, mais à condition que cela ne soit pas « une prise en otage de la paix au Mali ».

« A chaque fois qu'il y a eu violation de cessez-le-feu, violation de cessation des hostilités, nous avons acté, nous l'avons signalé. Rarement nous avons été entendu. On nous a toujours dit oui les parties. Un peu de respect pour notre peuple. Le peuple du Mali est un peuple de dignité avéré au long des siècles. Un peuple qui, dans la communauté internationale, n'a jamais failli à ses engagements internationaux.

Et il continue de le faire aujourd'hui, mais pourvu qu'en retour il soit l'objet d'un minimum de respect. On dit qu'il faut que l'accord reste ouvert à la signature de ceux qui n'en ont pas encore compris l'intérêt, bien sûr nous y sommes favorables, pourvu que ce ne soit pas une prise en otage du Mali et de la paix au Mali. Enfin, quand vous avez dit qu'il n 'est pas question que l'on profite de cette signature pour attaquer ceux qui ne l'ont pas signé. Nous ne sommes pas des gueux. Depuis qu'elle a été cantonnée l'armée malienne n'a jamais manqué à ses engagements. »

Le chef de file de la médiation s'est dit optimiste quand au retour de la paix dans le pays après la signature de cet accord. Ramtane Lamamra appelle aussi les populations des régions du Nord à se joindre à ce sursaut collectif, en mettant fin aux affrontements pour une paix durable.
Ramtane Lamamra, chef de file la médiation.

« Nous avons bon espoir que cette cérémonie solennelle d'aujourd'hui nous amènera vers cet objectif, que le président de la république du Mali, a assigné à cette action de la communauté internationale. Nous sommes confiant que les responsabilités qui échoua à la médiation que ces responsabilités seront assumées clairement par tous les membres de la communauté internationale réunis au sein de ces deux structures.

J'aurais un dernier mot pour les populations des régions du Nord, nous les appelons à ce joindre massivement à ce sursaut collectif de la nation malienne et ce sursaut collectif de la communauté internationale en leurs disant simplement mettez fin à l'effusion de sang, retrouvez vous dans ce magnifique élan pour la construction de la république du Mali de demain ».

Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune de la CPA et Inoussa Moussa Touré du CMFPR 2, tous membres de la CMA, ont apposé leur signature sur l'accord de paix hier à Bamako. Ils se disent convaincus que les autres mouvements de la coordination, qui n'ont pas encore signé le document le feront dans les jours à venir.
Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune.

« Aujourd'hui, c'est vraiment un grand jour, c'est une nouvelle page de l'histoire qui s'écrit pour le Mali en général. C'est aussi une nouvelle page qui s'écrit pour les populations qui se réclament de l'Azawad que je représente ici et que j'ai l'honneur de représenter pour un engagement dans la paix, dans un Mali nouveau qu'on va ensemble, inchallah, reconstruire, ressouder, réunifier. Nous sommes là dans ce cadre et nous avons la conviction que nos frères de la Coordination, notamment le MNLA, le HCUA, le MAA qui sont restés, vont nous rejoindre dans les jours à venir ».

Certains observateurs estiment qu'après la signature de cet accord, la communauté internationale poursuivra ses efforts de persuasion, pour que les mouvements de la coordination qui n'ont pas signé le document le fassent. Mais ils demandent que cela dure pas longtemps. Gaousou Drabo est chroniqueur au quotidien national l'Essor. Il est joint au téléphone par Nadège Douyon.

« Parallèlement je pense que la communauté internationale va certainement poursuivre ses efforts de persuasion des mouvements de la coordination qui n'ont pas encore signé. C'est à dire le HCUA, le MNLA et le MAA dissident. Mais j'espère que cette phase de négociation diplomatique ne va pas trop s'étendre. Et qu'à un certain moment il faudra bien faire la part entre ceux qui ont envie d’adhérer au processus de paix et ceux qui s’en tiennent encore éloigner. Et en ce moment il y aura effectivement la mise en route de toutes les sanctions que les Nations Unies prévoient pour ce qu'ils appellent les adversaires de la paix. Il y a des sensibilités et des intérêts différents à l’intérieur de la coalition ».

Au moment où cette cérémonie se tenait, des affrontements opposaient les mouvements de la plate-forme et ceux de la Coordination dans le cercle de Ménaka. On n’ignore, pour le moment, le bilan. Cependant, le calme était revenu ce matin dans la ville. Ces combats sont la preuve d'une situation encore tendue dans le septentrion du Mali.
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