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Critiques acerbes d’IBK contre l’ONU : les pleurnicheries de la Minusma continuent
Publié le lundi 18 mai 2015  |  Le Prétoire




Après la dénonciation d’IBK de leur partialité dans la gestion de la crise malienne, les responsables de la Minusma ont animé une conférence de presse le samedi 16 mai pour pleurnicher.

Visiblement, la Minusma est allergique aux critiques. Elle a toujours du mal à gober les dénonciations faites à son encontre par le Mali. Après la publication d’un communiqué sur ce sujet, Hervé Ladsous, secrétaire général adjoint en charge des opérations de maintien de la paix de l’ONU, et MongiHamdi, Chef de la Minusma, ont animé une conférence de presse pour déplorer une supposée non reconnaissance des efforts de la communauté internationale. «Nous regrettons la mise en question de la partialité de la Minusma. Non, la Minusma n’est pas une force d’imposition de la paix. Elle accompagne le processus de paix. Mais ses contributions n’ont pas été reconnues par le Mali», se plaignait Hervé Ladsous. Pour lui, la mission onusienne mérite mieux que ce qu’on lui a réservé. Car elle a enregistré la plus lourde perte en vies humaines avec 35 morts et 155 blessés au Mali.

Après ses désapprobations, Hervé Ladsous se dira préoccupé par le regain de violence dans le nord. Particulièrement les affrontements à Ménaka. Pour lui, la reprise de Ménaka par les forces de la Plateforme constitue une violation du cessez-le-feu. Il faut que cela s’arrête. Conformément à sa mission de protection des civils, affirmera le secrétaire général adjoint des opérations de maintien de la paix de l’ONU, la communauté internationale a prévu des sanctions pour tous les violateurs de cessez-le-feu et de cessation des hostilités.
Visiblement excédé par les évènements, Hervé dira que toutes les parties se sont montrées responsables de violation du cessez-le-feu. Une affirmation qui a suscité des interrogations chez les confrères, qui lui demanderont de prouver une seule violation de ces accords par l’armée malienne. Dans sa tentative de réponse, il a souligné que si les attaques de Léré, Diré sont imputables aux mouvements de la CMA, les groupes de la Plateforme sont responsables de l’attaque de Ménaka, sans faire allusion à l’armée régulière. Malgré l’insistance des journalistes, il n’a pu prouver l’implication des Fama dans ces violations. Ce qui confirme la thèse d’IBK, à savoir le respect de tous les engagements par le Mali.

Quant au patron de la Minusma, MongiHamdi, il indiquera que même si cet accord n’est pas parfait, il constitue une base solide pour amorcer la paix. Un avis non partagé par les journalistes maliens. Car ceux-ci estiment que les propos d’Hervé Ladsous à la cérémonie de signature de l’accord ne sont pas rassurants. Il demande aux parties d’ouvrir le dialogue afin de permettre aux autres de signer le document dès que possible. A ce sujet, il a été interrogé s’il avait une garantie solide de la part de la CMA de signer l’accord de paix. Sinon, ont demandé les journalistes, faudra-t-il attendre éternellement les mouvements rebelles ?
Là encore, Hervé Ladsous n’a pas été convaincant. Sans précision, il dira que la CMA signera l’accord dans un bref délai car elle n’a pas d’autres choix.

Oumar KONATE
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