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Crise entre la Femafoot et certaines Ligues: La solution du ministre Poulô
Publié le samedi 30 mai 2015  |  Le Reporter
Première
© aBamako.com par A.S
Première édition du Salon de sports du Mali (SASMA)
Bamako, du 15 au 17 juin 2014. La première édition du Salon de sports du Mali (SASMA) a ouvert ses portes hier au Palais des sports d’Hamdallaye ACI. La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre des Sports, Housseïni Amion Guindo, en présence des représentants des fédérations et de plusieurs responsables sportifs du pays




Empêtrée dans une crise qui l’oppose à certaines Ligues du championnat national de première division, la Fédération malienne de football (Femafoot) ne sait pas où donner de la tête. Alors qu’elle tient au respect scrupuleux des textes, ces clubs contestataires, à savoir le Sabana AC de Mopti, l’Avenir club de Tombouctou, le Centre Salif Kéïta (CSK), le CS Dougouwolofila, le Club Olympique de Bamako (COB) et le recordman des titres de la Coupe du Mali, le Djoliba AC, ne veulent pas lâcher du lest. Finalement, le ministre Housseini Amion Guindo dit Poulô est rentré dans la danse et propose une solution pour une sortie de crise.

À titre de rappel, tout a commencé le 10 janvier dernier lors de l’assemblée ordinaire de la Femafoot présidée par le général Boubacar Baba Diarra. Une assemblée qui a été tenue dans les locaux de l’hôtel Olympe sis à Daoudabougou, où il y a eu des altercations entre certains membres de la Femafoot dont Baba Diarra et les clubs contestataires ainsi que 5 Ligues dont celle de Bamako.

Du coup, le Sabana AC de Mopti, l’Avenir club de Tombouctou, le Centre Salif Kéïta (CSK), le CS Dougouwolofila, le Club Olympique de Bamako (COB) et le recordman des titres de la Coupe du Mali le Djoliba AC ont boycotté le championnat national à partir de la 6ème journée. Après l’intervention du ministre des Sports, Housseyni Amion Guindo, ils reprendront le championnat à partir de la 11ème journée, avec le souhait que la 6ème journée soit reprogrammée. Alors que la Femafoot affirme pourtant l’avoir déjà homologuée.

Or, quand un club concède 3 forfaits dans le championnat, il est forfait général selon l’article 23 du règlement de la Femafoot. C’est en application de ce règlement que quatre clubs ont été relégués en division inférieure (2ème division), à l’exception du Sabana AC de Mopti et du CS Dougouwolofila de la cité du Méguétana (Koulikoro).
Pourtant, la FIFA avait déjà tranché cette affaire en faveur du président de la Femafoot, le général Baba Diarra, en affirmant ne reconnaître que son bureau.

Pour trouver un compromis entre les deux camps, le ministre Poulô était intervenu. «Mon rôle se limite uniquement à proposer mes bons offices en tant qu’acteur sportif. Je tiens à dire aussi que je n’ai jamais dit que la 6ème journée sera jouée, car cela ne relève pas de mes compétences», avait-il indiqué. Et face aux allégations de certains qui le soupçonnaient de prendre partie pour tel ou tel camp, le ministre Guindo a été catégorique : «Je n’ai jamais pris position pour qui que ce soit. Mais mon souhait est que le football retrouve sa stabilité et la paix pour le bonheur des amateurs. Personne n’a intérêt à ce que la crise perdure et je suis convaincu que tout le monde partage ce point de vue».

À la question de savoir quelle stratégie compte-t-il utiliser pour trouver une solution à cette situation, qui ne fait qu’empirer tous les jours, le ministre rassure qu’il trouvera une solution à la crise tout en promettant de relancer le dialogue. «Si aujourd’hui on est à la 13ème journée, c’est parce que ma tactique a bien fonctionné. N’eut été la mauvaise communication autour de ma médiation, j’étais convaincu que tout allait bien se passer. Je ferai tout pour régler cette crise car c’est un devoir et une obligation pour moi en tant que ministre des sports», a-t-il rappelé.

Dans cette logique, le ministre Poulô, selon nos sources, propose une alternative. Pour ne pas porter un coup de massue à notre sport-roi, il souhaite que des concessions soient faites de part et d’autre. Que la Fédération abandonne, par amour et pour le bonheur de notre football, les sanctions contre les quatre clubs incriminés et que ces derniers arrêtent leur comportement qui n’honore pas notre pays en matière footballistique.

Dans la foulée, le ministre des Sports propose que les quatre clubs soient maintenus en première division, surtout que le Mali est engagé dans des compétitions africaines et mondiales. En revanche, il souhaite que le championnat national passe de 16 à 20 équipes. Les 16 équipes seront, comme ce fut le cas par le passé, prises en charge par la Fédération avec son traditionnel partenaire Orange-Mali et les quatre par son département. Cette solution sera-t-elle acceptée par les parties au conflit ? Nous le saurons dans les jours à venir.

Bruno E. LOMA
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