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Premier tour de l’élection législative partielle en commune V : La société civile fait le point sur son observation
Publié le vendredi 5 juin 2015  |  aBamako.com
Conférence
© aBamako.com par Androuicha
Conférence de presse du consortium des organisations de la société civile.
Bamako, le 03 juin 2015 à la maison de la presse. Le Consortium des organisations de la société civile pour l`observation du processus électoral a tenu un point de presse pour partager les résultats de l`observation du 1er tour de l`élection législative partielle en commune V du district de Bamako.




L’heure est au bilan après le premier tour de l’élection législative partielle qui s’est déroulée le dimanche 31 mai dernier en commune V du district de Bamako. Le Consortium des organisations de la société civile pour l’observation du processus électoral a choisi le canal d’une conférence de presse pour partager les résultats de son observation faite sur ce scrutin. C’est la maison de la presse de Bamako qui a servi de cadre à ce point de presse tenu le mercredi 3 juin 2015 par la Jeune Chambre Internationale Mali, le Réseau Plaidoyer Lobbying et SOS Démocratie, les trois organisations réunies sous le Consortium. On y notait la présence de leurs partenaires techniques et financiers du NDI (Institut National Démocratique), de IFES et de l’USAID. M. Demba Tounkara, le coordonnateur du consortium était à la manette de l’exposé des résultats obtenus par les 30 observateurs que le consortium a déployés dans tous les centres de vote de la commune V.

Dans l’analyse du consortium, il ressort que le premier tour de l’élection législative partielle du 31 mai 2015 s’est déroulé dans un climat apaisé. D’après le consortium, tous les centres et bureaux de vote ont ouvert leur porte à la date prévue même si certains ont connu des délocalisations le jour du scrutin. M. Tounkara dira que malgré cette délocalisation et les désagréments qui s’en ont suivi, 86,66% des bureaux de vote observés étaient ouverts à 8 heures avec l’essentiel du matériel électoral indispensable au bon déroulement du vote. L’analyse laisse aussi entendre que l’observation de ce premier tour a relevé un très faible taux de mobilisation des électeurs. Ainsi dans les trente bureaux de vote observés par le consortium, le nombre total des électeurs inscrits s’élève à 14 123 et le nombre de votants a été de 1209 soit un taux de participation de 8,56%. La moyenne de participation dans les centres était de 25 électeurs par bureau de vote. Le consortium a estimé que la faible mobilisation était prévisible car sur les 48 080 cartes NINA à distribuer, seul 3 671 ont été retirées à la date du 20 mai, soit un taux de 7,63%. Par ailleurs, l’analyse du consortium a également fait état des difficultés d’ordre logistique constatées. Il s’agit entre autres de la délocalisation des centres et des bureaux de vote le jour du scrutin, des listes électorales non affichées en face de certains bureaux de vote.

C’est donc au vu de cette analyse que le consortium dira que ces quelques insuffisances matérielle et technique n’entament pas la régularité du scrutin. Cependant, les organisations de la société civile reconnaissent que le trop faible taux de participation peut sérieusement impacter la légitimité des résultats. C’est d’ailleurs pour cette raison que le consortium a formulé des recommandations à l’endroit de tous les acteurs de l’organisation de ce scrutin. A la CENI, à la Délégation Générale aux Elections (DGE) et au Ministère de l’Administration Territoriale (MAT), il a demandé entre autres que les citoyens soient informés des délocalisations des centres et de bureaux de vote au moins 72 heures avant le scrutin. Aux partis politiques, le consortium recommande de renforcer la mobilisation des citoyens (électeurs, électrices) pour le retrait des cartes et le vote massif en cas de second tour. La Jeune Chambre Internationale Mali, le Réseau Plaidoyer Lobbying et SOS Démocratie ont demandé aux partenaires techniques et financiers de continuer d’appuyer la société civile et les autorités en charge des élections pour une meilleure mobilisation des électeurs au second tour.

André SEGBEDJI/abamako.com
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