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L'Indicateur Renouveau N° 1395 du 29/11/2012

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Dialogue avec Mnla et Ançar Eddine : Cacophonie à la tête de l’Etat
Publié le mardi 4 decembre 2012  |  L'Indicateur Renouveau


Arrivée
© Reuters par DR
Arrivée du Président de la transition, Dioncounda Traore à Bamako
Vendredi 27 juillet 2012. Bamako. Aéroport de Bamako Senou. Le président de la transition accueilli à l`aéroport de Bamako par le premier ministre Cheick Modibo Diarra.


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a délégation malienne qui doit prendre langue aujourd’hui avec le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et Ançar Eddine à Ouagadougou était censée être celle du Gouvernement de la transition. Erreur, une source émanant de la primature soutient le contraire. Pour elle, c’est une mission envoyée par Bamako et non par le gouvernement.

Une sorte de cacophonie règne au sommet de l’Etat notamment entre le Premier ministre de pleins pouvoirs, Dr. Cheick Modibo Diarra, et le président de la République à travers le ministre des Affaires étrangères, Tiéman Coulibaly. Ce dernier depuis le dimanche 2 décembre 2012 conduit une délégation au Burkina Faso dans le cadre d’un dialogue préliminaire avec les groupes armés occupant le nord : MNLA et Ançar Eddine.

C’est aujourd’hui que les débats s’ouvrent à Ouaga sous les auspices du médiateur de la Cédéao dans la crise malienne, le président Blaise Compaoré. De prime à bord, une telle délégation est considérée comme étant en mission gouvernementale. Il se trouve malheureusement que ce n’est pas le cas. Du moins à en croire les informations en provenance de la primature.

Selon le directeur de cabinet du Premier ministre, Pr. Oumar Kanouté, ce n’est pas une mission envoyée par le gouvernement. Autrement dit, la mission n’a pas reçu un mandat au compte du gouvernement pour aller parler en son nom lors de ce dialogue préliminaire à Ouagadougou. Notre insistance sur le fait que la délégation soit quand même conduite par le chef de la diplomatie, Tiéman Coulibaly, n’a rien changé dans la réaction de notre interlocuteur. Le directeur de cabinet de la primature d’ajouter que c’est une mission envoyée par Bamako, mais pas par le gouvernement. A la question de savoir ce que veut dire Bamako, Kanouté répond que « ça peut être une délégation composée à un autre niveau et dans laquelle on retrouve toute sorte de personnes ».

Qui peut mandater alors une telle délégation ? Le président de la République avec la société civile ? Dans tous les cas, Kanouté est formel, « on parle de dialogue, à ne pas confondre avec négociation. En ce qui concerne les négociations, les choses sont claires au niveau du gouvernement : pas question de s’asseoir sur la même table que ces groupes armés tant qu’ils ne renoncent pas solennellement à toute idée de partage du territoire et à l’application de la charia ».

On n’aura compris avec ces premiers pas des pourparlers avec les groupes armés du nord (MNLA et Ançar Eddine) que l’union n’est pas la chose la mieux partagée dans ce gouvernement dit d’union nationale. Car, pendant que cette délégation est conduite par le ministre des Affaires étrangères à Ouagadougou, au même moment, le Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, se trouve à Ndjamena au Tchad pour solliciter l’appui de ce pays dans la résolution de la crise. On ne passera pas aussi sous silence le dernier voyage du Premier ministre Cheick Modibo Diarra à Paris, où il a été reçu au Quai d’Orsay par le ministre des Affaires étrangères de la France, Laurent Fabius, en l’absence de son homologue malien, Tiéman Coulibaly que le Premier ministre pour pas amener avec lui pour des raisons inavouées. Jusqu’où cette cacophonie à la tête de l’Etat peut nous mener ?

La réponse nous sera donnée par le temps.

Abdoulaye Diakité

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