Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratiques    Le Mali    Publicité
aBamako.com NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Nord-Mali: le plus dur reste maintenant à faire
Publié le dimanche 21 juin 2015  |  Fasozine
Cérémonie
© aBamako.com par DR
Cérémonie de signature de l`accord de paix au Mali.
Bamako, le 20 juin 2015 au CICB. La rébellion à dominante touareg du nord du Mali a signé à Bamako l’accord de paix entériné le 15 mai par le camp gouvernemental et la médiation internationale.




Un mois après l’acceptation du très attendu accord de paix entre le gouvernement malien et les groupes rebelles du Nord, ces derniers sont finalement passés à la signature du document, samedi 20 juin dernier à Bamako. Un acte qui marque théoriquement la fin de trois longues années de dialogue de sourds, de violences et d’épreuves pour les populations très mal loties du septentrion malien. On se demandait si le Mali n’avait pas définitivement perdu le nord, au propre comme au figuré.

C’est incontestablement le début de la possibilité de nouveaux rapports entre les autorités officielles et les groupes rebelles. Car, le tout n’est pas de signer un accord aussi solennel soit-il. Le plus dur sera non seulement les opérations de désarmement, de démobilisation et de reconfiguration d’une armée républicaine dans cette partie du territoire où forces régulières et groupes rebelles armés se sont trop longtemps haïs cordialement.

Pour créer les conditions d’un retour à la paix et surtout d’un retour des milliers de réfugiés, il faut plus que des signatures. Il faut que les protagonistes de la crise puissent se surpasser pour mettre en avant les intérêts des populations trop longtemps et durement éprouvées par les violences insensées qui ont été perpétrées dans la zone.

A présent que Bamako a accepté de mettre un peu d’eau dans son vin, il faut que les rebelles Touaregs en fassent autant pour que la confiance revienne entre les deux parties. Car, ceci est une condition sine quoi non pour que la communauté internationale consente une fois encore à mettre la main à la poche pour la reconstruction du septentrion malien. En clair, le plus dur reste à faire. Et chacun doit absolument y mettre de la bonne foi.

Bark Biiga
Commentaires

Dans le dossier

CRISE AU NORD DU MALI
Sondage
Nous suivre

Nos réseaux sociaux


Comment