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Le Mali demande à l`ONU "d`agir vite" pour autoriser la force internationale
Publié le mercredi 5 decembre 2012  |  AFP


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© Autre presse par DR
Conseil de sécurité de l`ONU


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NEW YORK (Nations unies) - Le Mali a réclamé mercredi au Conseil de sécurité de l`ONU "d`agir vite" pour autoriser le déploiement d`une force internationale afin de réconquérir le nord du pays, contrôlé par des islamistes, au cours d`un débat au Conseil de sécurité.

De son côté, le secrétaire général de l`ONU Ban Ki-moon a rappelé qu`il préférait une approche prudente et progressive, avec pour priorité la négociation avec certains des groupes qui contrôlent le Nord.

Le Conseil, saisi d`un plan d`intervention de la Cédéao (Communauté économique des Etats d`Afrique de l`Ouest), doit se prononcer prochainement sur cette opération internationale sur la base d`une résolution préparée par la France.

L`ambassadeur français à l`ONU Gérard Araud a confirmé à la presse que ce texte serait soumis "dans les jours qui viennent" au Conseil. Ce projet incluera "une approche politique, la plus importante", c`est-à-dire une réconciliation nord-sud, et "une approche militaire", a-t-il précisé.

Il s`agira "d`autoriser le déploiement d`une force de la Cédéao à Bamako pour préparer et entrainer l`armée malienne et pour également encourager le processus politique". Paris espère son adoption avant Noël.

"Nous voulons souligner l`urgence du déploiement de cette force", a martelé la représentante malienne, Mme Traore Rokiatou Guikine, ministre des Maliens de l`extérieur et de l`intégration africaine.

"Le quotidien de la population malienne, a-t-elle déclaré, s`appelle flagellations, amputations, exécutions sommaires enrôlement d`enfants soldats, viols, lapidations".

Elle a fait valoir que Bamako ne cherchait pas à "combattre une minorité ethnique". Selon Mme Traore, la minorité touareg (4% de la population totale du pays mais 35% de celle du Nord) n`est pas marginalisée et "toute la communauté touareg ne soutient pas cette rébellion".

Tout en disant "partager un sentiment d`urgence", le secrétaire général adjoint de l`ONU aux affaires politiques Jeffrey Feltman a répété que l`intervention devait être un "dernier recours", se référant au récent rapport de M. Ban.

Selon M. Feltman, il faut d`abord assurer un dialogue national à Bamako, poursuivre la négociation avec les groupes du Nord qui renonceraient au terrorisme et entrainer l`armée malienne. Face à cette crise, "la réponse internationale doit être multiforme et bien mise au point", a-t-il dit.

Le rapport de M. Ban met en garde sur le recours à la force, qui "pourrait aussi risquer de ruiner toute chance d`une solution politique négociée".

Le gouvernement malien et les groupes armés Ansar Dine et MNLA, qui ont discuté directement pour la première fois, se sont engagés mardi à Ouagadougou à un "dialogue" basé sur le respect de l`intégrité territoriale du Mali et le rejet du "terrorisme".

M. Araud a fait valoir que ces négociations avaient été rendues possible par "la pression de l`opération militaire qui se prépare".

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