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Ambassade et Consulat du Mali en France : Retraites compliquées
Publié le mercredi 1 juillet 2015  |  Le Reporter




En France, deux catégories de personnel travaillent à l'ambassade et au consulat du Mali. Il s'agit du personnel diplomatique et consulaire proprement dit, c'est-à-dire relevant des conventions de Vienne sur les relations diplomatiques entre États, sur es relations consulaires d'une part, et d'autre part le personnel local, c’est-à-dire recruté sur place, donc régi par le droit du pays d'accueil: la France. Pour faire simple.
Pour les premiers, leur retraite relève de Bamako. Ils ne cotisent pas en France. Ils n'ont pas droit en principe en France à leur retraite. Même si en pratique c'est souvent tout le contraire. Abus de droit et détournement de procédure. Ce qui nous vaut d'ailleurs une absence de respect en Occident, ce mépris évident.
Les seconds, recrutés en France, leur employeur l'ambassade doit les déclarer en France, payer leur cotisation en France. Et ils ont droit de ce fait en principe à la retraite française. Il se trouve que l'ambassade du Mali, donc l’État malien, ne paie pas ou est en retard de cotisation depuis des années. Il est aussi vrai qu'en France, les personnes en âge de la retraite et qui n'ont pas cotisé en France peuvent obtenir l'allocation de minimum vieillesse. Mais la France pourrait-elle à vie ? C'est moins sûr. De plus en plus, elle-même se cherche.
Une grève du personnel local se prépare pour réclamer le payement desdites cotisations. Aura-t-elle lieu ? Nous en doutons. Le courage du plus grand nombre fait défaut. Hélas. Cette grève est tout le temps annoncée, aussitôt repoussée, annoncée de nouveau... Aussi bizarre que cela puisse paraître, au lieu de régler ses arriérés, notre ambassade, sous la conduite du doyen ambassadeur pistonné de 77 ans à la retraite depuis 18 ans, Cheick Mouctary Diarra, soumis et servile, se préoccupe d'autres choses. Si à 77 ans, on est encore dans les vices de la vie, il y a de quoi désespérer. Après tout, nous venons tous de quelque part. Ce qui est humiliant pour certains, est fierté pour d'autres. Remercions Dieu pour notre diversité.
Une situation terrible
Dire du Mali, un pays pauvre, c'est se moquer de l'intelligence humaine.
En 2011, 12 cadres ont été mutés dans notre ambassade et consulat de France. Ils ne sont venus en remplacement de personne. Ils sont juste en sureffectif. Ils disent pour la plupart que les hôpitaux parisiens sont réputés. Certains sont des malades, d'autres ont des enfants malades. Ceux qui ne sont pas les favorisés du pouvoir, qui sont et vivent au Mali, eux et leur famille peuvent crever. La priorité du Mali, c'est quoi alors ? Sa sécurité, son développement ou les desiderata de quelques apatrides adulés par Koulouba ? Chaque cadre, venu du Mali à l'ambassade et/ou au consulat, coûte avec sa famille une somme comprise entre 8000 à 12000 euros par mois aux contribuables maliens. Et, ils sont 12 en surplus. Qui dit mieux ?
IBK vient de faire de la délégation malienne à l'Unesco une sous-ambassade. Faire, c'est concrétiser. Le pistonné, l'arriviste désormais ambassadeur délégué du Mali auprès de l'Unesco, Oumar Keïta, vient de recruter 3 personnes qu'il appelle consultants, à prix d'or, sans mise en concurrence. Le Mali des petites combines, de la magouille, de la rapine, de la mafia est en marche. Oui, nous sommes fiers d’être des hassidis. Nous dénoncerons tant que ces dérives existeront. Et, nous ne porterons pas de gants. Sans état d’âme.
De temps à autre, on nous signale des vols de milliers d'euros dans les coffres du consulat. Apparemment, il n’y a pas de banques en France. Walaye, Mali torala ! Comme, ils sont cadres et savent écrire, qu'ils éclairent les lanternes des Maliens, soit dans un droit de réponse en répondant point par point à tout ce qui a été dit et écrit. Ou bien, au point par point, soit dans leur magazine «Mali Diplomatie». C'est cela le parallélisme des formes. C'est cela un débat d’idées et de lumières. Nous n'avons peur de rien.
Et pourtant les priorités sont ailleurs
L’ambassadeur Diarra s'affaisse à ouvrir un second consulat, alors que les cotisations des employés du premier consulat ne sont pas à jour depuis plus de 3 ans. L’ouverture de ce second consulat ne vise qu'à assouvir les caprices de certains qui veulent vivre en France, quel que soit le prix à payer pour le Mali.
À Bamako, tous les jours, des dérogations sont accordées à des pistonnés afin de ne pas aller à la retraite. Des postes de chargés de mission sont créés pour n'importe qui. L'argent du Maliba sort à hue et à dia. Sans contrôle. Le plus grave dans tout cela, c’est que, dans le centre du pays à Mopti, 7 sous-préfets ont été obligés de démissionner de leur poste, car leur sécurité et leur vie sont en danger. N'oublions pas que ces sous-préfets aussi sont Maliens et viennent d'une famille ; ont des enfants, aspirent à les élever. Il suffisait juste dans chacune de ces sous-préfectures de déployer 50 soldats pour assurer la sécurité du sous-préfet et des populations. Soit 350 soldats. Au regard des gaspillages des deniers publics à Paris, les recrutements et le déploiement de ces soldats sont minces affaires. Les hommes d'Amadou Koufa étant par équipe de 3 à 4 éléments circulant à moto. En plus d’être malhonnêtement géré, le Mali est dorénavant sous-administré.
Pourquoi tant de mépris, de déconsidération pour les populations de ces zones ? De qui se moque-t-on ? Rien de sérieux et de durable ne se construit sur du faux. Le problème du Mali d'aujourd'hui, c'est l'absence totale de volonté politique d'IBK à redresser le Mali.
Boubacar SOW
boubacarsow@hotmail.fr
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