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Contre la corruption au Mali : Le Parlement et la société civile se donnent la main
Publié le mercredi 1 juillet 2015  |  La Nouvelle Patrie




Pour minimiser le phénomène de la corruption au Mali, le Réseau des parlementaires maliens contre la corruption, en partenariat avec le National Democratic Institute (NDI) et avec l’appui de l’USAID, a organisé à Bamako, un Forum entre les députés et les organisations de la société civile.

Me Zoumana NTji Doumbia
Me Zoumana NTji Doumbia
Selon Zoumana N’tji Doumbia, président du Réseau des parlementaires maliens contre la corruption, la corruption est un phénomène en constante progression dans notre pays. A ses dires, elle a atteint des proportions inquiétantes et si rien n’est fait dans l’urgence, tous les efforts consentis par l’Eta et les partenaires au développement pour aider notre pays seront annihilés.

La rencontre vise à renforcer les liens entre l’Assemblée nationale et les organisations de la société civile, en les amenant à avoir une compréhension commune et partagée sur les questions prioritaires pour le pays.

Dr Badié Hima, directeur Résident du NDI au Mali, a indiqué que la corruption est un fléau qui n’épargne personne. « Ses effets néfastes se font sentir surtout sur les couches les plus pauvres de la population », a-t-il déclaré. Il a jouté que la corruption est aussi synonyme de détérioration de l’Etat de droit, parce qu’elle alimente la criminalité, en particulier le crime organisé. Mamadou Tounkara, premier vice-président de l’Assemblée nationale, a posé la problématique de savoir si un pays comme le Mali, confronté à des problèmes de mobilisation des ressources pour son développement, peut continuer à voir la corruption gangrener tous les systèmes. Face à un tel fléau, Dr Badié Hima a estimé que l’intérêt d’un tel forum réside dans le fait qu’il crée un cadre où élus de la nation et organisations
de la société civile pourront réfléchir sur des stratégies à mettre en place pour minimiser la pratique de la corruption au Mali. Pour cela, il a annoncé que le Bureau paix, démocratie et gouvernance a décidé
d’investir 50 millions de dollars US au cours des 5 prochaines années dans des programmes qui permettront d’accroître la reddition de comptes publiques au Mali. « Entre maintenant et le printemps
prochain, nous allons lancer 4 nouveaux programmes liés à la gouvernance », a-t-il déclaré. Et d’annoncer qu’avant la fin de l’année, l’USAID va lancer un programme de réforme du secteur de la
justice et un autre programme qui prendra en charge la décentralisation fiscale. En sa qualité de structure qui a appuyé financièrement l’organisation de ce forum, l’USAID était représenté
par Eric Pacific. Directeur du Bureau paix, démocratie et gouvernance de l’USAID, Eric Pacific a rappelé que la transparence et la lutte contre la corruption sont non seulement une priorité pour l’ambassade
américaine et l’USAID, mais également une valeur Américaine.

Etats généraux sur la corruption, présentation des résultats et point de mise en œuvre des recommandations, synthèse des rapports 2013 et 2014 du Bureau du vérificateur général, la transparence dans la gestion budgétaire et des industries extractives au Mali, le plan
d’actions du Réseau, ont été les thèmes développés tout au long de la rencontre. L’accent a été surtout mis sur le rôle éminent de la société civile dans la lutte contre la corruption. Si la société
civile se mobilisait pour demander des comptes à chacun des 147 députés de l’Assemblée nationale, ainsi qu’aux gouvernants, ce serait déjà un grand pas dans la lutte contre la corruption au Mali.


Haman Khadra
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