Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratiques    Le Mali    Publicité
aBamako.com NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Zouber Sotbar : l’accord de paix malien est anti constitutionnel
Publié le mercredi 1 juillet 2015  |  RP Medias




Lorsque l’on est malien d’origine, ex élu PS et démissionnaire du parti suite à la gestion de la crise malienne par la France et fin observateur de la scène politique malienne, on a beaucoup de choses à dire et on est légitime pour le dire. Pour le premier numéro de « complément d’actu », Zouber Sotbar revient sur le parcours du président Ibrahim Boubacar Keita. Ce parcours est connu par certains qui n’en parlent pas et méconnu par nombreux fanatiques de l’homme qui dirige la destinée du Mali depuis 2013. De son passage à Paris jusqu’à son retour au Mali dans les hautes fonctions en passant par Abidjan où il n’a jamais été ambassadeur, Zouber n’oublie rien du parcours du président IBK.

Selon lui, ce qui caractérise l’homme est son gout immodéré pour les dépenses et la manipulation de la loi pour s’adjuger les biens publics. De la présidence de l’ADEMA à la présidence de la république en passant par la présidence de l’assemblée nationale, IBK fut budgétivore de manière indécente.
La légende voudrait qu’il soit celui qui a maté la révolte estudiantine de l’AEEM mais Zouber nous apprend qu’il a plutôt acheté le mouvement estudiantin malien à travers l’octroi de bourses d’études aux raisonnable du mouvement. Il va jusqu’à citer Yahiya Ould Zarawana qui illustre cette réalité.
Le fait qu’IBK se soit fait voler lors des élections présidentielles de 2001 face à ATT et Soumaila Cissé serait un mythe selon notre chroniqueur. En réalité c’est Soumaila qui est arrivé en seconde position si l’on s’en tient aux bulletins annulés attribués à ce dernier.
La naïveté aurait habité un temps IBK lorsqu’il était président de l’ADEMA et assuré d’être le dauphin du président. Il se serait fait avoir tel un débutant au moment de valider son choix pour représenter l’ADEMA. La suite de l’histoire est connue.
L’accord de paix fraichement signé ne trouve pas non plus grâce aux yeux de Zouber. Selon lui, l’accord est nul et non avenu car anti constitutionnel. Il conseille au président de dissoudre l’assemblée et le gouvernement afin de former un gouvernement d’union nationale pour repartir sur de bonnes bases.
Avec une maitrise de la chronologie des évènements majeurs du parcours d’IBK, Zouber nous sert un exercice inédit dans le microcosme médiatique malien. Cela serait tout à fait naturel si son quota d’ennemis explosait dans les jours à venir.
Elijah de Bla
Commentaires