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Docteur Diallo Deydiya Khattra ancienne ministre : « A la date d’aujourd’hui je vous assure que les gens vivent dans la psychose… »
Publié le jeudi 23 juillet 2015  |  Sirène




Docteur Diallo Deydira Khattra, membre de la coordination des Associations des Ressortissants des Cercles de Tombouctou s’est entretenue avec notre reporter. A bâton rompu, l’ancienne ministre fait part des défis majeurs qu’attend la région de Tombouctou et des pistes de sortie pour une meilleure relance de l’économie tombouctoucienne. C’était lors d’une rencontre entre les ressortissants de la région de Tombouctou

KattraLa sirène : Quelle est la situation socio-économique et sécuritaire qui prévaut dans les régions du nord notamment dans la région de Tombouctou actuellement?

Docteur Diallo : Aujourd’hui elle n’est pas reluisante depuis 2012 jusqu’à nos jours il ya une dégradation nette on pense qu’après il allait avoir un regain mais à la date d’aujourd’hui je vous assure que les gens vivent dans la psychose encore ils ne savent plus que faire. On a rappelé tout de suite ce qu’il ya eu comme attaques dans les différents cercles. Au niveau de la région on ne peut pas se déplacer comme il faut, l’administration n’étant pas à tous les niveaux, les populations étant déplacées, la psychose qui s’est installée depuis. Nous n’arrivons pas à la date d’aujourd’hui à revenir à la normale comme nous le souhaitons.

La sirène : En quoi cette rencontre peut permettre de relancer l’économie dans les différents cercles de la région de Tombouctou ?

Docteur Diallo : Cette rencontre est d’une rencontre capitale à mesure parce qu’elle nous permet de se retrouver, de parler, on a vu, on a vécu, nos populations ont vécu, tout le monde a vécu donc aujourd’hui on fait un état de lieu de ce qu’on a vécu, de ce qu’on est. A partir de cet instant il est dit dans les accords que chacun doit fournir l’effort nécessaire pour parvenir à cette paix, cette paix ce n’est pas pour une personne ce n’est pas pour quelqu’un qui a signé, cette paix elle est pour tout le monde. Il faut que nous sensibilisions nos populations pour prendre en compte ce que l’accord a dit. Il faut que nous même nous soyons au parfum de ce que l’accord dit pour que nous impliquer à fond pour ramener la paix dans notre contrée.

La sirène : En quoi la rencontre peut être utile dans le cadre de la relance économique ?

Docteur Diallo : Dans le cadre de la relance économique nous allons déterminer l’état des lieux de ce qu’il y’ à faire. On sait qu’il y’a des problèmes résiduels par rapport à la pauvreté qui s’est instaurée. Sur quel axe aujourd’hui devons-nous travailler pour qu’aujourd’hui l’économie se relève. Dans quel axe devons-nous travailler pour maintenir nos populations en place ? Parce que si tu vois que quelqu’un quitte c’est parce qu’il a un problème, il ne sait pas quoi faire mais comment réfléchir et faire des propositions concrètes pour que nous puissions ramener l’économie pour que les gens puissent vivre et faire des dividendes

La sirène : Dans le cadre des marchés sur la construction, quelle peut être la place que les entreprises peuvent occuper ?

Docteur Diallo : Les entreprises locales normalement c’est elles qui doivent faire tout parce qu’on ne peut pas générer de l’économie dans une contrée sans faire travailler les entreprises locales. Ce sont ces entrepreneurs qui payeront les impôts, ce sont ces entrepreneurs qui utiliseront la jeunesse clef, ce sont ces entrepreneurs qui vont travailler et apporter la matière première donc c’est à ces entrepreneurs que nous devons faire en sorte qu’ils aient la main à la patte et qu’ils aient les moyens de pouvoir faire la reconstruction. Ils doivent être ciblés à 90% et même à 100%. C’est au cas où ils n’ont pas de compétences pour le faire qu’il faut faire recours aux autres et moi je pense que c’est le moment idéal de leur donner cette compétence. Moi je pense que ça ne sert à rien d’avoir ces compétences ici à Bamako et que ces compétences ne se retrouvent pas en bas. Quand il y’ une décentralisation on parle de régionalisation poussée, cette régionalisation doit mener à ce que nous formons des compétences à tous les niveaux de la nation pas seulement à Bamako, au niveau local on doit former des gens qui doivent rester en place pour faire le travail.

La sirène : L’un des piliers de l’économie à Tombouctou c’est le tourisme, quels sont les défis auxquels le secteur fait face ?

Docteur Diallo : C’est l’insécurité, dès qu’on arrive à gérer l’insécurité il n’y aura plus de problèmes les touristes vont venir, l’économie va se développer, les gens vont venir. Le gros problème des régions du nord aujourd’hui c’est l’insécurité. Il faut que cette sécurité revienne, dès que cette sécurité revienne la cohésion sociale entre les communautés va revenir parce que il y’a cette manque de confiance qui s’est installée à cause de la peur, tout le monde n’est pas rebelle, Peut-être il n’ya même pas 2% de nos frères et sœurs qui se sont rebellés. Donc il faut qu’on ramène cette cohésion sociale, il faut qu’on se donne la main pour travailler.

Mohamed Salaha
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