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Crise sociale aux impôts : Le syndicat exige des avantages supplémentaires de 4,5 milliards de F CFA à l’Etat
Publié le vendredi 31 juillet 2015  |  L’Indicateur Renouveau




Depuis un certain, la section syndicale des impôts est en conflit avec sa hiérarchie afin d’obtenir de celle-ci des avantages qui, cumulés, font un total de 4 508 958 163 F CFA.



Le siège de la direction générale des impôts
Le siège de la direction générale des impôts (ACI 2000 Bamako)
Joignant l’acte à la parole, la section syndicale, dirigée par Ali Ousmane Daou, a observé une grève du 13 au 15 juillet derniers. Ces dates n’ont pas été choisies au hasard, puisqu’elles coïncident avec la période de déclaration et de paiement des impôts par les contribuables.

L’objectif étant de nuire à l’Etat, la section syndicale a même entrepris des démarches pendant ces journées au niveau des agents des impôts afin d’empêcher l’application du service minimum.

Dans un pays comme le nôtre qui sort d’une crise existentielle, la demande du syndicat des impôts est difficile à réaliser, car elle engendrerait une baisse de recettes de l’Etat pour un montant de 2,09 milliards F CFA sur l’exercice budgétaire de 2015. Pis, elle créerait une dépense additionnelle de 2,52 milliards de F CFA sur le même exercice, soit un total de 4,6 milliards de F CFA.

Avec cette demande, le syndicat des impôts semble minimiser les efforts du gouvernement envers l’ensemble des fonctionnaires en général et le personnel des impôts en particulier.

En effet, dans le cadre de la mise en œuvre du protocole d’accord gouvernement/UNTM, les autorités ont procédé depuis le 1er juillet 2015 à l’augmentation de la valeur indiciaire et des allocations familiales. Ce qui a du coût entrainé l’augmentation des salaires.

En ce qui concerne le personnel des impôts, le syndicat doit même comprendre qu’il appartient à un service privilégié par rapport aux autres corps de la fonction publique comme la santé et l’éducation d’autant plus que l’enjeu est de bénéficier essentiellement des pénalités comme primes qui ne sauraient être assimilés à un salaire.

Pour preuve de 2010 à 2014, ce sont 26,3 milliards de F CFA que le gouvernement a consenti pour sa motivation. En dépit de ces efforts, la section syndicale semble insatisfaite et envisage encore d’aller en grève, selon les menaces de son secrétaire général.

Si Ali Ousmane Daou, pour le citer, n’entraîne pas un corps qui se doit d’être exemplaire dans une issue sans fin que nos partenaires et compatriotes ne comprendraient pas.

Nb
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