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Baccalauréat 2015 :le Mali dernier de la sous région
Publié le mardi 11 aout 2015  |  Le Flambeau
Education/enseignement
© aBamako.com par A S
Education/enseignement secondaire: Visite du ministre Moussa Bocar Diarra dans les centres d`examen du baccalauréat
Bamako, le 11 juin 2013. Le ministre de l`éducation nationale, de l`alphabétisation et des langues nationales, Moussa Bocar Diarra a sillonné quelques centres d`examen du baccalauréat.




La problématique de l’échec à l’examen du baccalauréat dans notre pays n’est plus un secret dans l’imaginaire collective. Et le moins que le moins que l’on puisse dire est que les années se suivent et se ressemblent. Avec 17,99% au niveau national, le Mali enregistre le plus faible taux de réussite de la sous-région. A titre illustratif, la Côte-D’ivoire réalise un taux de 39,66, le Togo 49%, le Benin 34,44%, le Burkina 30%.

Ces échecs successifs font l’objet de vifs débats au sein de l’opinion nationale, mais de très peu de propositions concrètes en vue d’y remédier. Est-ce la faute aux encadreurs ? Aux parents d’élèves ? Aux autorités politiques ? Au programme ? Ou aux élèves eux-mêmes ? Des questions bien intéressantes qui devraient en principe ouvrir un véritable débat de fonds sur cette question mais qui, le plus souvent, sont occultées dans la réflexion.

Tout le monde s’accorde à dire que les élèves n’ont plus le niveau, que les enseignants se moquent mal de l’éthique et de la déontologie, que les parents ont démissionné et que l’Etat a failli sur toute la ligne. Tout ceci est vrai, tant le germe de la dégringolade du système éducatif est porteur d’une contagion généralisée. Et dont le meilleur baromètre reste la montée en puissance des écoles privées comme des boutiques et avec des pratiques totalement en porte-à-faux avec l’orthodoxie scolaire et la morale humaine.

Il est vrai et inéluctable que les parents d’élèves ont complètement démissionné de leurs rôles d’éducateurs et de superviseurs. Le plus grave est que beaucoup d’entre eux n’hésitent pas à acheter des engins de toute sorte, des Smartphones ou à financer des balani-show et autres soirées dansantes en plein milieu scolaire. Pire, certains vont jusqu’à acheter les sujets d’examens pour leurs enfants adorés avant le jour j.

Que dire de nos autorités qui, pour fuir leurs responsabilités, mettent toujours en avant la responsabilité de tous dans cette situation. Elles qui disposent des moyens politiques, matériels et financiers pour mettre l’école sur les rails. Et de dispositifs de répression pour sanctionner les responsables d’abus et autres disfonctionnements.

Elles qui doivent impérativement veiller à ce que chaque établissement termine son programme avant les examens pour que les candidats évitent des surprises désagréables. Elles qui doivent s’assumer en imposant ne serait-ce qu’un semblant d’autorité. A l’image du Gabon où, tout mineur aperçu dans la rue à partir de 23 h est passible de châtiments. Une mesure volontariste qui a le mérite de mieux encadrer cette jeunesse en pleine déperdition et qui passe désormais tout son temps dans les soirées ou sur facebook, viber, instangram.

La réalité, la plus objective, est que tous les maux du système éducatif sont connus. Il en est de même des solutions. La vérité, la moins choquante, est que notre système éducatif est malade de ces hommes et souffre beaucoup plus de problèmes managériaux que structurels. La seule solution ici reste une nouvelle approche de gouvernance plus responsable et volontariste.

Mbaré Fofana

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