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Modibo Sidibé lors de son débat interactif à l’Esplanade Abdoul Aziz Bello : «Il faut un Etat très fort où les gouvernants sont crédibles…»
Publié le mercredi 12 aout 2015  |  Le Reporter
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© aBamako.com par mouhamar
Politique: Une délégation du Parti FARE rencontre l`URD
Bamako, le 16 avril 2014 au siège de l`URD.Le secrétariat exécutif national du parti FARE avec à sa tête son président Modibo Sidibé a été reçu ce mercredi par le bureau politique de l`URD avec en sa tête Soumaïla Cissé, à son siège à Badalabougou.




Lors de ce débat interactif, Modibo Sidibé a dit : «Ni aw siguilen do aw ka wili», autrement dit en bamanan, «Si vous êtes assis, levez-vous». C'était suite à son interpellation par un citoyen de passage devant le lieu du débat. Ce citoyen s'exprimait en ces termes: «Je suis Monsieur Togola, je n'ai jamais imaginé que je vais un jour te voir tout proche de moi, à plus forte raison, te serrer la main».

Dès l’entame de leurs échanges, son interlocuteur lance à Modibo Sidibé : «Ça chauffe partout, nous sommes aux abois, personne ne se sent dans sa peau ; le prix des condiments, n'en parlons pas ; la nourriture n'en parlons ; la vie est très chère et l'insécurité est grandissante partout à Bamako et en plein jour. Nous avons cru qu'avec les élections, on allait reconquérir Kidal en un mois. Bref, moi particulièrement, je n'en reviens pas».

Modibo Sidibé à son interpellant: «Je te comprends Monsieur Togola. Que faites-vous comme boulot ?». Togola répond : «Je suis conducteur de Taxi». Modibo lui demande encore : «Et la recette journalière ?» Il répond que cette recette, de nos jours, est loin d’être un acquis. Modibo à Togola : «Et si tu n'as pas de recette que ferais-tu?». Togola répond : «Je serai en chômage». Et à Modibo de répliquer : «Togola, si tu es assis, lève-toi. Imaginez de même pour un paysan qui ne jouit pas judicieusement de sa production et qui va arrêter de produire».
Et plus loin, Modibo dira à Togola : «Il faut un Etat très fort où les gouvernants sont crédibles aux yeux des populations, des partenaires techniques et financiers et de la communauté internationale.

Cher ami, il faut qu'on fasse du Mali ce que les Maliens veulent faire de ce pays et cela, en intelligence avec la communauté internationale, dans un partenariat gagnant-gagnant sur une période prédéfinie entre les deux parties. On a de gros problèmes qui ne sont pas aujourd'hui ceux que vous voyez. Quand vous parlez d'insécurité à Bamako, je pense qu'elle ne peut pas se dissocier de l'insécurité sur l'ensemble du pays. C'est grave de voir un paysan qui ne peut pas aller travailler dans son champ à cause de l'insécurité. Autre chose : est-ce que c'est le Conseil des ministres qui doit décider de l'accessibilité à un titre de voyage comme le passeport pour un citoyen ?»

Un autre citoyen a interpellé Modibo Sidibé sur ses avoirs et il lui a répondu qu'il n’a qu’une seule maison personnelle à Faladié. «Pour ceux qui voulaient nuire à ma personne, ils ont dit que j'ai un champ avec des véhicules 4x4 et un coffre-fort avec des milliards de nos francs. Si quelqu'un a les preuves, qu'on me les amène, je lui donnerai gratuitement le champ dont on me dit propriétaire. Mais, je me remets à Allah et je garderai ma dignité pour l'avenir du Mali. Tel est mon programme à l'horizon 2030.

Dans ma gouvernance des affaires de l'État depuis 1992, je n'ai jamais nommé un ministre et lui demander après un sou, à plus forte raison harceler un Daf pour qu'il m'apporte de l'argent. Je n'ai jamais volé un centime à l'État malien. Si quelqu'un sait que je l’ai fait et en a les preuves, qu'il me les apporte. Au Mali, on dit tout pour nuire aux honnêtes citoyens, mais ce n'est pas cela qui va me décourager. Allez-y savoir auprès des paysans les résultats de l'Initiative riz.

Il faut dépassionner l'avenir du Mali. À présent, les résultats de l'Initiative sont là. Il faut allez à l'excellence avec un projet de l'Office du Niger bis. Je veux parler d’un projet d'agriculture bio dans la région de Tombouctou avec la mise en valeur du lac Faguibine et la bonne exploitation de l'aéroport de Tombouctou. Il faut éclaircir le paysage politique au Mali et espérer sur des élections transparentes, justes et crédibles, pour un Mali nouveau. Il faut éviter le pouvoir de l'argent en matière d'élections», a longuement expliqué l’ex-Premier ministre Modibo Sidibé.

Madou's CAMARA
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