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Mali: deux blessés dans l’attaque d’un poste de police à Bamako (PAPIER GENERAL)
Publié le jeudi 13 aout 2015  |  AFP
Bamako
© aBamako.com par mouhamar et Momo
Bamako le 07 MARS 2015. Le restaurant, la Terrasse fut cible d`une attaque terroriste faisant 5 morts dont un français et un Belge.




Bamako - Un policier et un civil ont été blessés
mercredi soir à Bamako, la capitale malienne, par des hommes armés non
identifiés qui ont tiré sur un poste de police, cinq jours après une attaque
meurtrière contre un hôtel à Sévaré (centre) revendiquée par des jihadistes.
Officiellement cependant, rien ne lie les deux évènements, et le ministre
malien de la Sécurité, Sada Samaké, a assuré l’AFP que l’opération menée
contre le poste de la gare routière du quartier de Sogoniko (sud-est de
Bamako), "est un acte isolé".


En dépit des assurances officielles concernant la fusillade à Sogoniko, une
source militaire malienne n’excluait pas une action de jihadistes, qui
multiplient depuis des mois les attaques, embuscades, tirs d’obus et de
roquettes contre les forces maliennes mais aussi de la France et de la Minusma
déployées au Mali depuis 2013.


D’autant que Bamako a connu, le 7 mars, un attentat à la grenade et à
l’arme automatique, le premier y à frapper des Occidentaux, ayant fait cinq
morts (trois Maliens, un Français et un Belge) dans et autour d’un haut lieu
de la vie nocturne dans la capitale, le bar-restaurant La Terrasse.


Mercredi à Sogoniko, selon la source militaire, "deux individus enturbannés
ont tiré sur le poste de police de la gare routière vers 20H30 (locales et
GMT)", lieu habituellement très fréquenté où convergent de nombreux véhicules,
passagers et commerçants. Les assaillants ont fui "à moto", laissant derrière
eux "un civil et un policier blessés".


Ce bilan a été confirmé à l’AFP par le ministre Sada Samaké, selon lequel
les hommes armés "sont descendus d’un taxi. Ils se sont attaqués à un poste de
police" à Sogoniko mais, a-t-il soutenu, "c’est un acte isolé. Nous avons
ouvert une enquête".

- ’Mode opératoire’ de jihadistes -

De source policière, la zone de la gare de Sogoniko, "vidée de ses
occupants", était bouclée par les forces de sécurité dans la nuit de mercredi
à jeudi. "Des recherches sont en cours pour retrouver les auteurs" de
l’attaque, a-t-elle dit.



"Rien ne prouve formellement que c’est une attaque terroriste, mais la
méthode y ressemble. Des enquêteurs sont sur place pour en savoir davantage",
a-t-elle avancé.



La source militaire, elle, a estimé que "le mode opératoire" des
assaillants de Sogoniko était celui "de jihadistes", soulignant le recours au
turban et à la moto.


En douze jours, plusieurs attaques revendiquées par des jihadistes ont visé
l’armée malienne, notamment dans le nord.


Ces vastes régions ont été sous la coupe d’islamistes armés de fin
mars-début avril 2012, jusqu’au déclenchement en janvier 2013 d’une
intervention militaire internationale, qui a chassé en partie et dispersé les
jihadistes. Mais plusieurs zones du pays échappent encore au contrôle des
forces nationales et internationales.


Le 1er août, deux militaires ont été tués dans une embuscade vers Nampala
(centre). Le 3 août, onze ont péri dans un assaut contre leur base à
Gourma-Rharous (nord-ouest), revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique
(Aqmi) selon l’agence de presse privée mauritanienne Al-Akhbar.


Le 7 août, des hommes armés ont retenu plusieurs personnes à l’hôtel Byblos
de Sévaré, d’où ils ont été délogés près de 24 heures plus tard par les forces
maliennes. Bilan: 13 morts. Et le 10 août, trois militaires ont perdu la vie
lorsque leur véhicule a sauté sur un engin explosif improvisé dans la zone de
Ténenkou, située, comme Sévaré, dans la région de Mopti.



Ces deux dernières opérations ont été revendiquées au nom des "moujahidine"
par Souleyman Mohamed Kennen, cadre jihadiste proche du prédicateur musulman
radical malien Amadou Koufa et qui fut combattant en 2012 dans le nord du Mali
pour l’Algérien Mokhtar Belmokhtar.


Jeudi, sur les réseaux sociaux, plusieurs Maliens affirmaient ne plus se
sentir en sécurité dans leur pays. Il faut "équiper les forces et (des)
mesures vigoureuses pour la sûreté et la tranquillité des populations menacées
et exposées", a estimé l’un d’eux sur Twitter, @vieuxmko.


ac-sd-cs/amd
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