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Nord du Mali: Kidal fait-partie du Mali,
Publié le jeudi 20 aout 2015  |  L’aube
Cérémonie
© Autre presse par DR
Cérémonie de remise d’un générateur au centre de santé de référence de Kidal
Kidal, le 30 avril 2015. Le chef du bureau régional de Kidal, M. Christophe Sivillon a remis au Centre de santé de référence de Kidal un générateur financé par la MINUSMA.




La situation sécuritaire s’est subitement dégradée dans la région de Kidal ces derniers jours. La raison ? De violents affrontements ont opposé les combattants de la plateforme et de la coordination des mouvements de l’Azawad. Et du coup, la Minusma a décrété une «zone de sécurité » autour de Kidal. Cette localité, contrôlée par des bandes terroristes, était sur le point d’être récupérée par les combattants de la plateforme, favorables à la République.

Après cette décision (contestable !) de la Minusma (une mission fortement décriée aujourd’hui par les populations maliennes), l’indignation est à son comble à Bamako où de nombreux citoyens pointent un doigt accusateur sur l’ONU, à travers sa mission au Mali. De son coté, le gouvernement malien (qui en réalité est faible) murmure une protestation à peine audible. Au-delà, l’on est en droit de se demander si la localité de Kidal demeure (encore) une entité malienne ?

Depuis 2012, des actes posés par la France et l’Onu incitent à répondre NON.
Pour mémoire. Cette décision onusienne n’est pas la première au sujet de Kidal. Après la libération des régions de Gao et Tombouctou par les forces françaises et l’armée malienne, tous les regards étaient tournés vers Kidal, au moment de la reconquête des régions du nord, en 2013. Coup de théâtre. La progression de l’armée malienne fut stoppée nette par les militaires français. Motif invoqué : il fallait éviter que l’armée malienne entre à Kidal. D’où elle pourrait commettre un pogrom contre les populations touarègues.

Aussi, les autorités maliennes, à l’époque, n’ont émis la moindre protestation.
Finalement, le nombre de soldats (120 éléments), leurs équipements et engins qui devraient être autorisés à franchir les portes de Kidal ont tous, été déterminés par les français qui avaient tracé une ligne rouge…..

Dès lors, les Maliens étaient avertis. Kidal n’est ni Gao, ni Tombouctou, c’est désormais un territoire sous haute protection française. A quelle fin ? Que cache l’interdiction française ?
Ce petit rappel est fait pour mieux comprendre la décision prise, le lundi dernier, par la Minisma. Une décision qui est entrée en vigueur le lendemain. Ces deux décisions (française et de la Minusma) sont identiques…Elles indiquent clairement la partition du Mali.

Ce n’est guère un mystère. La Minusma agit au Mali conformément aux instructions, directives et aux intérêts de la France. En réalité, un schéma de partition du Mali est mis en œuvre depuis 2012. Dans ce schéma, Kidal ne fait point partie du Mali. Il est temps que les Maliens, à commencer par les gouvernants, prennent conscience de cette réalité qui est l’aboutissement du plan de déstabilisation et de destruction programmé de notre pays.

Les groupes armés (Mnla, Hcua, Maa), les djihadistes, les narcotrafiquants et autres bandits, ne sont que les bras séculiers de ce vaste plan contre le Mali.
Hamady
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