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Axe Sevaré-Gao : Le calvaire des usagers
Publié le mardi 25 aout 2015  |  L’Indicateur Renouveau




Situé en plein cœur du désert, la route n°6, l’axe Sevaré-Gao, construite du temps du général Moussa Traoré, se trouve aujourd’hui dans un état de dégradation très avancé.



Sur 1200 km, le trajet Bamako-Gao en par Sévaré, Konna Douentza Bony, Hombori… représente aujourd’hui un calvaire pour les passagers. Cette route construite il y a plusieurs décennies est devenue impraticable du fait des tracasseries policières et l’état délabré de la route depuis un certain temps.

Les travaux d’entretien sont rares, les transporteurs qui s’acquittent de leurs droits se considèrent comme les principales victimes de cette situation qui est à l’origine de la destruction de leurs engins. Ce qui fait que les conditions de voyage sont précaires, dit un passager, dénonçant l’attitude peu orthodoxe des compagnies de transport, régulièrement en panne.

“Voyager dans ces conditions est devenu un vrai casse-tête chinois. Il n’existe même pas de route. Sur un trajet de 500 km, les passagers peuvent faire plus de 17 h de temps au lieu 7 h. Et le bout du tunnel semble loin. A cause de la dégradation poussée de la route, les chiffres des accidents sont revus à la hausse”, assure notre interlocuteur.

Les chauffeurs aussi attribuent la responsabilité aux différents postes de péage dont les responsables ne voient que leur intérêt. Selon Aziz Maïga, les camions quatre roues payent 2000 F CFA, les voitures personnelles et autres s’acquittent toutes des droits de l’entretien routier. “Pour conduire sur cette route, il faut s’apprêter à des acrobaties. Souvent, il nous arrive d’emprunter d’autres voies que celles bitumées”, souligne M. Maïga.

Un autre d’ajouter qu’on peut faire deux jours de route entre la capitale et une région du pays. Il demande le gouvernement de trouver une solution définitive afin de permettre aux usagers de voyager dans les conditions les meilleures.

Le ministère de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement, à travers les postes de péage, est invité à faire face à ce constat bien triste qui enclave la Cité des Askia.

Yehia M. Baby, stagiaire
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