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Mali: le gouvernement qualifie la suspension de la participation de la CMA au Comité de suivi d’entrave à la restauration de la paix
Publié le mardi 25 aout 2015  |  maghrebemergent.com
Point
© aBamako.com par Androuicha
Point de presse du ministre Choguel Maiga sur l`actualité gouvernementale
Bamako, le 13 mars 2015. Le Ministre de de l’Economie numérique, de L‘Information et de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, M. Choguel Kokala MAIGA était devant la presse nationale et internationale pour éclairer la lanterne sur l`étape actuelle de l`enquête en cours sur l`attentat perpétré le 6 mars 2015 au restaurant "La Terrasse``.




La décision de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) de suspendre sa participation au Comité de suivi de l'accord de paix au Mali (CSA) constitue une entrave à la restauration de la paix, selon le gouvernement malien.

Cette décision fait suite à la dégradation de la situation sécuritaire dans la région de Kidal (nord), née des affrontements de la mi-août entre la Plateforme pro-gouvernmentale composée de groupes d'autodéfense et la CMA, deux groupes armés signataires de l'accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu des négociations entamées en juillet 2014 à Alger.
La CMA, citée par les médias maliens, a déclaré que la suspension de sa participation au Comité de suivi se poursuivra jusqu'au retrait de ses rivaux du Groupe d'autodéfense touaregs Imgad et alliés (GATIA, qui fait partie de la Plateforme), des positions que la CMA occupaient avant la signature de l'accord de paix de juin 2015.

Le porte-parole de la CMA, Almou Ag Mohamed, cité par Studio Tamani, a fait remarquer que la CMA "ne s'est pas retirée du Comité de suivi, ni de l'accord, elle s'est retirée des activités du comité de suivi".
Selon lui, "l'effectivité de la mise en œuvre de l'accord n'est pas possible en l'état actuel des choses".

Dans un communiqué publié lundi soir, le gouvernement malien estime que les motifs d'une telle décision "doivent faire l'objet d'échanges entre les parties prenantes sans pouvoir justifier en aucune façon la rupture du processus".

"A cet égard, le gouvernement apprécie la position de l'équipe de médiation, qui consiste à s'engager pleinement dans la poursuite de la mise en œuvre de l'Accord et à poursuivre ses travaux en conséquence", ajoute le texte.
Le gouvernement malien a lancé un appel aux deux signataires (la CMA et la Plateforme) aujourd'hui en conflit pour qu'ils "considèrent que la réussite de l'œuvre de restauration de la paix relève d'abord de la responsabilité des Maliens".
Il les invite à poursuivre un "dialogue sincère" afin de permettre au pays de répondre à l'attente des populations maliennes de continuer à bénéficier de la confiance et de l'accompagnement de la communauté internationale.
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