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Situation à Anéfis : IBK ordonne, le Gatia se retire
Publié le lundi 31 aout 2015  |  Le Malien
MNLA
© Autre presse par DR
MNLA (Mouvement National pour la Libération de l`Azawad)




Aveu d’impuissance ou désir de plaire à la Communauté internationale, le Chef de l’Etat, M. Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK) vient en tout cas d’ordonner aux éléments du Gatia de quitter la ville d’Anefis. Au même moment, des éléments de la CMA, déjà maîtres de Kidal, ont obligé à Acharane les usagers du tronçon Tombouctou-Goundam à scander le slogan : ” Vive l’Azawad “, avant de les laisser passer. Dans la foulée, des hommes armés ont été aperçus à bord de cinq véhicules et des motos à 80 km de Léré, au Sud-Est de Nampala. D’autres ont été signalés dans la localité de Gatigoumou. Mais, où est la MINUSMA ? N’y aurait-il de populations civiles qu’à Kidal seulement ? Pourquoi avoir cédé ? Aux dernières minutes, les responsables du Gatia seront transportés par la MINUSMA pour aller porter le message à leurs combattants.

L’actualité du week-end aura été marquée par un véritable ballet diplomatique à Bamako. Diplomates européens, américains, onusiens, tous avaient à cœur de faire plier le groupe d’autodéfense Touareg et Imghad (Gatia) ayant récemment chassé les narcoterroristes de la ville d’Anéfis. C’était il y a moins de deux semaines. En sa qualité de Médiatrice dans la crise que notre pays connait depuis quelques temps, la mission onusienne au Mali, MINUSMA, s’était empressée de délimiter une one dite de sécurité autour de la ville de Kidal. Une ceinture de 20 km à la ronde fut instaurée à cet effet avec des soldats togolais et ghanéens à la tâche. Déjà, une honte pour l’Afrique !

Comme si cela ne suffisait pas, la MINUSMA exigea le retrait du Gatia d’Anéfis. Auparavant, certains responsables onusiens accusaient, en privé, les hommes du Gatia d’avoir attaqué les premiers les bandits et narcotrafiquants à Anéfis.

Sans la moindre preuve, aucune enquête neutre n’ayant été menée d’abord, ils prirent le dessein sur eux la responsabilité d’accentuer la pression sur les autorités maliennes, accusées à tort d’être derrière le Gatia.

REFUS LÉGITIME DU GATIA

Faut-il rappeler que la MINUSMA n’avait même pas eu la courtoisie d’informer les autorités maliennes de sa décision d’instaurer une ” zone de sécurité ” à Kidal. D’habitude compréhensif, ouvert aux propositions des autres, le Chef de l’Etat, M. Ibrahim Boubacar Kéïta, aurait été très surpris. Au point que son gouvernement se donna la peine de recadrer les choses.

Très communicatifs, les responsables de la MINUSMA étaient face à la presse, le jeudi 27 août dernier. Arnaud Akodjenou (un Béninois) représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU, chargé des affaires politiques, le Général Bikimo, Commandant adjoint de la MINUSMA, Awalé Abdounasir, la policière et Mme Mbaranga Gasarabwé, l’humanitaire. Tous les quatre étaient dans leurs rôles. C’est-à-dire, faire valoir les points de vue de leurs maîtres, basés à New-York, loin des réalités du terrain.

Sept points d’un plan de sortie sont sortis de leurs sacs. En plus de la cessation des hostilités, de la condamnation des violations de l’Accord de paix et de réconciliation nationale, les Onusiens réclamaient le ” Rétablissement de la situation antérieure et le retour immédiat et sans condition des parties concernées aux positions qu’elles occupaient avant le 20 juin 2015 “.

En termes clairs, les Onusiens réclamaient le retrait pur et simple du Gatia d’Anéfis. Ce après quoi la MINUSMA s’évertuerait à mettre en place les mécanismes prévus par l’accord.

Tout naturellement, le Gatia rejeta cette injonction. Il s’est montré toutefois ouvert au dialogue en avançant devoir céder la place à la MINUSMA et aux Forces de Défense et de sécurité du Mali. Au cours de leur point de presse, les Onusiens ont occulté cela, se bornant honteusement à magnifier leurs rôles sur le terrain.

Les Maliens ont été unanimes à saluer cette attitude du Gatia qui ne fait que se défendre et défendre les pauvres populations civiles laissées à leur triste sort à Anéfis. Sur les attaques, les crimes de la CMA (Coordination des Mouvements de l’Azawad), les Onusiens sont presque muets. Il y a plus d’un an, les éléments de la CMA n’avaient pas hésité à abattre froidement des Administrateurs civils à Kidal, sous les regards impuissants et complices de la MINUSMA. Pourquoi n’avait-elle pas exigé le retrait de la CMA ? Pourquoi laisse-t-elle les éléments de la CMA se promener avec armes et bagages ? Et pourquoi restreindre les mouvements de l’Armée nationale ? Avant tout, ne devrait-on pas déjà assister au cantonnement des combattants ?

A la MINUSMA, si les responsables avaient été sérieux, ils allaient être en conformité avec la proposition du Gatia de se retirer au profit des troupes gouvernementales et internationales. Cela a été fait à Ménaka. Pourquoi pas à Anéfis ?

Incapable d’honorer son contrat, celui d’œuvrer à la sécurisation des populations civiles partout au Mali, Arnaud Akodjenou s’en va sur la pointe des pieds.

L’histoire retiendra qu’il n’aura nullement été neutre dans le traitement des sujets au Mali. Le Dahomeyen Hubert Maga se retournerait dans sa tombe en observant les actes posés par son ” petit ” dans un pays frère. Pour le moment, pas grand-chose sur le Général Bikimo dont le pays a payé un lourd tribut dans la crise malienne. Idem pour les autres !

LES POPULATIONS D’ANÉFIS LÂCHÉES

Durant le week-end, le ballet diplomatique a finalement eu raison des autorités de Bamako. Aveu d’impuissance ou simple désir de plaire à la Communauté internationale, le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta a, en tout cas, exigé le retrait du Gatia de la ville.

Les Maliens ont appris la douloureuse et honteuse nouvelle à travers la presse étrangère. Parait-il qu’il aurait reçu des chefs militaires de la Plateforme (y compris Gatia) au palais de Koulouba pour le leur faire savoir. En aucun moment, il n’a été mention du redéploiement de l’Armée malienne à Anéfis. Qui protégera alors les populations civiles ? Pas la MINUSMA quand même !

Car, presqu’au même moment, 27 août, des éléments de la CMA ont obligé, dans la localité d’Acharane, les usagers du tronçon Tombouctou-Goundam à scander le slogan : ” Vive l’Azawad “. Ce après quoi ils les ont laissé poursuivre leur destination. Le même jour, des hommes armés ont été aperçus à bord de cinq (05) véhicules et de motos à 80 km de Léré, Sud-Est de Nampala.

D’autres éléments ont été signalés dans la localité de Gatigoumou. De tout cela, la MINUSMA ne semble rien voir. Elle dispose pourtant de moyens humains et matériels adéquats pour accomplir sa mission. Malgré sa présence, des hommes armés n’avaient-ils pas attaqué et tué des membres de son personnel à Sévaré ?

Une fois de plus, les Maliens ne doivent pas être dupes. Personne ne viendra résoudre leur crise à leur place. Il faudrait qu’ils se donnent les moyens de bouter hors de leur territoire les bandits et narcoterroristes. Sinon, une chose est claire, cette MINUSMA-là ne ferait que le jeu des ennemis de la paix.

B.KONÉ
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