Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratiques    Le Mali    Publicité
aBamako.com NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Plan de règlement de la situation à Anéfis : IBK hausse le ton La plateforme s’arcboute sur sa position
Publié le lundi 31 aout 2015  |  Le 22 Septembre
Conférence
© aBamako.com par Momo
Conférence de presse des élus de Ménaka.
Bamako, le 30 avril 2015 les élus de Ménaka ont tenu une conférence de presse sur la situation de Ménaka au CICB.




Après le plan de la Médiation pour une sortie de sortie, qui comprend sept points, le Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, est monté au créneau le vendredi 28 août, au cours d’une rencontre avec les leaders de la Plateforme, à Koulouba, pour leur demander de quitter Anefis. Ils ont pris acte de la volonté présidentielle, sans lui donner de réponse.
Auparavant, Me Harouna Toureh et ses collègues avaient accepté 6 des 7 points du plan de sortie de crise de la Médiation. Le seul point querellé est celui relatif au «Rétablissement de la situation antérieure et retour immédiat et sans condition des parties concernées aux positions qu’elles occupaient avant le 20 juin 2015». .

Cela signifie clairement que c’est bien la CMA qui reviendra à Anefis. D’où le blocage et le refus de la Plateforme de céder. Avec l’intervention d’IBK, la donne a changé, et les leaders de la Plateforme ont demandé à la MINUSMA de les transporter à Gao, afin d’aller à Anefis échanger avec l’Etat-major général.

Ce que Mongi Hamdi a accepté avec célérité, en mettant à leur disposition son jet privé le samedi 29 août. Au moment d’atterrir, l’intensité de la pluie a empêché les visiteurs du jour de fouler le sol de Gao. Ils furent donc contraints de revenir à Bamako. La mission conduite par Hanoun Ould Aly, comprenant les Honorables Ould Matali de Bourem et Ahmoudèn Ag Iknass de Kidal, et bien d’autres, pourrait repartir ce lundi 31 août, si la donne n’a pas changé entretemps.

«Nous, nous n’avons ni les faveurs de la République, ni celles de la communauté internationale, comme la Coordination des mouvements unifiés de l’AZAWAD (CMA). Notre force réside dans nos populations, dans nos combattants. Quelle que soit la pression, d’où qu’elle vienne, rien ne nous ébranle. Nous allons à Anefis. Nous y serons pour échanger avec nos hommes, pour comprendre leur état d’esprit et, ensemble, nous allons décider de la suite.

Nous comprenons l’attitude d’IBK, lui-même sous pression de la communauté internationale. Oui, nous comprenons IBK, mais nous n’obéirons pas aux claquements de doigts ou aux clins d’œil. Nous avons nos intérêts, confondus à ceux de nos populations martyrisées, pour qui Bamako ne fait rien», nous a expliqué un responsable de la Plateforme, très remonté.

Avant de nous préciser, sous la colère: «vous voulez que nos combattants quittent Anefis pour aller où? Là-bas, ils sont chez eux. Vraiment, c’est décevant!». En tout cas, la Plateforme reste arque boutée sur sa position. «Elle informe la Médiation internationale, l’opinion nationale et internationale de son accord de principe pour se retirer d’Anefis. Toutefois, elle estime nécessaire, pour des raisons de sécurité des populations, de voir les FAMA, accompagnées des forces internationales, s’y déployer sans délai».

Cette position, rendue publique mercredi dernier, n’a pas varié, malgré les ordres pressants d’IBK d’évacuer Anefis. Le dernier mot revient au terrain, à Anefis, où les émissaires de la Plateforme sont incessamment attendus par la branche militaire, avec laquelle la «bonne décision» sera prise. A suivre.

Chahana Takiou
Commentaires