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Les FARE en déliquescence : Modibo Sidibé esseulé
Publié le mardi 1 septembre 2015  |  Le Matinal
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© aBamako.com par DR
Activité des partis politiques : Réaction de ADR/FDR (Alliance pour la sauvegarde de la Démocratie et la République) suite à la déclaration du chef de mission d`observation de la francophonie au Mali sur les antennes de RFI.
Lundi 29 juillet 2013. Bamako, siège de l`ADEMA. les leaders de ADR/FDR (Alliance pour la sauvegarde de la Démocratie et la République) se sont réunis pour dénoncer l`attitude du chef de mission de la mission d`observation de la francophonie au Mali, l`ancien ministre des affaires étrangères de la Mauritanie Ahmedou Ould Abdallah . Photo: Modibo Sidibé.




Quatre jours seulement après le lancement des Forces alternatives pour le renouveau et l’émergence (FARE) ses responsables se sont réunis en Assemblée constitutive le dimanche 03 mars 2012. L’espoir naissait chez certains. Un bureau provisoire dirigé par Alou Kéita, opérateur économique, a été mis en place. Mais sur le terrain, le parti est vite confronté à des difficultés de toutes sortes, pour son implantation, en raison de la personnalité de certains membres de la délégation cumulé à l’amateurisme des services chargés des relations publiques, à l’extravagance et à l’arrogance de certains proches qui mettent sous l’éteignoir des personnes volontaires dévouées pour la cause du FARE. Du coup, l’ancien Premier ministre semblait esseulé. Aujourd(hui son rêve de devenir président s’est envolé, les caciques du parti étant partis sous d’autres cieux.



Arrivées pourtant quatrième à l’issue du premier tour du scrutin du 28 juillet dernier, les Forces alternatives pour le renouveau et l’émergence (FARE) ont plus que mouillé le maillot surtout pour un parti créé au forceps à la veille des élections. Mais ce résultat tangible est à mettre à l’actif de Modibo Sidibé, la plupart des cadres ayant brillé par l’indiscipline, l’arrogance et la suffisance, le tout ensorcelé par un service de communication défaillant mené par un vieux routier égocentrique ne maitrisant pas la communication politique moderne. Conséquences : la mayonnaise annoncée n’a pas pris, cumulée au dysfonctionnement criard dans le staff de campagne avec des mots d’ordre non suivis et des personnages encombrants et dubitatifs.

Beaucoup voyaient en Modibo un homme d’expérience avec 19 années passées dans la haute administration : ministère de la Santé, Affaires étrangères, Primature. Bref, l’homme est familier de la sphère étatique. Mais pendant la campagne, des langues se sont déliées pour dire qu’il manque d’initiatives et qu’il n’a pas préparé le terrain durant tout le temps qu’il occupait les postes ministériels. Voilà pourquoi d’aucuns considéraient sa candidature comme un parachutage de plusieurs étages.

Présenté comme un modèle par les cadres des Forces alternatives pour le renouveau et l’alternance, Modibo certes intègre, ne s’est jamais investi comme il le fallait lors de la dernière présidentielle. Faut-il conclure qu’il a lâché ses amis d’hier après l’échec des dernières présidentielles ?



Les départs

A commencer par Zhao Ahmed Bamba qui dirigeait d’une main de fer le parti à Sikasso. Après la défaite de Modibo au premier tour, monsieur Bamba fut choisi parmi les siens comme directeur de campagne de la liste FARE-RPM. Il est aujourd’hui membre à part entière du parti présidentiel. Zhao, qui avait des affinités avec des cadres RPM a profité de son arrivée au ministère de l’Equipement pour s’afficher Tisserand bon teint. Le cas d’Amadaou Sylla dépasse l’entendement et prouve l’immaturité et le caractère alimentaire du politicien malien. Honorable Sylla avait juré de ne jamais quitter les FARE, selon nos informations. Il en fut directeur de campagne lors des dernières joutes électorales. Modibo a tout donné à cet homme. Ils ont été professeur à l’ENA : pendant que l’ancien Premier ministre donnait des cours de criminologie, l’élu de la nation était le professeur attitré de comptabilité nationale. Son départ des FARE prouvent qu’il avait rallié Modibo pour ses intérêts politiques et non par conviction pour l’homme.

Puis, il y a le cas Zoumana Mory un inconditionnel de Modibo, mais qui travaillerait actuellement avec la formation politique au pouvoir. Lui a déjà travaillé avec IBK mais avait refusé de le suivre au RPM, les deux étant des transfuges du parti rouge et blanc (l’ADEMA). Ses déclarations ont fini de museler un parti dont la création avait fait naître un réel engouement chez certains, mais l’effet boule de neige attendu fut un échec. Le parti FARE a-t-il aussi payé les bourdes politiques de cet homme ?

Face aux maladresses des uns et à l’inexpérience des autres, la formation FARE ANKA – WILI parti fut mise à rudes épreuves, l’argent alloué pour la campagne détourné à l’image de Soumaïla Cissé de l’URD nonobstant des instructions données par Modibo lui – même.

On se rappelle aussi que lors du lancement du parti, le secrétaire général a évoqué le scepticisme ouvertement affiché par certains, des tracasseries de toutes natures destinées à détourner la nouvelle formation politique de son objectif… La détermination et l’engagement d’un homme, Farikou Camara, le frère d’Abdoul Karim Camara Cabral, ont été entendues par une oreille de sourd. Au-delà de Modibo, le FARE est mort – né.

Issiaka Sidibé
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