Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratiques    Le Mali    Publicité
aBamako.com NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Soumaïla Cissé à l’ouverture du 1er Congrès du PS Yelen Kura : «Aujourd’hui, le Malien est ivre, non pas d’alcool, mais ivre par le poids des promesses vaines, ivre par l’absence d’actes devant améliorer sa condition de vie»
Publié le mercredi 2 septembre 2015  |  Le Reporter
Conférence
© aBamako.com par A.S
Conférence de presse de Soumaila Cissé
Bamako, le 30 juillet 2015. Le chef de file de l’opposition malienne, honorable Soumaila Cissé était face à la presse à la Maison de la presse. Objectif : échanger avec les hommes de media sur le statut de l’opposition, le rôle du chef de file et donner son point de vue sur l’actualité au Mali




Les 29 et 30 août derniers s’est tenu le 1er Congrès ordinaire du Parti Socialiste Yeleen Kura (PS) à la Maison des Aînés de Bamako. On notait à la cérémonie d’ouverture de ce Congrès la présence de M. Amadou Goïta, président du PS, de dirigeants de partis politiques amis de la majorité comme de l’Opposition, dont son chef de file, l’honorable Soumaïla Cissé qui, dans son intervention, n’a pas manqué de critiquer la gestion actuelle du pays.

Ainsi, parlant de la situation sécuritaire, l’élu de Niafunké dira que le Mali connaît des moments difficiles et le pays est devenu familier d’un phénomène qu’il n’a jamais connu auparavant et qui est l’insécurité. Aujourd’hui, dit-il, «Le Malien est en danger partout où il se trouve, à la campagne comme à la ville, et est à la merci des bandits armés mieux organisés et mieux équipés que nous».

Il dira en outre que «le Malien est ivre, non pas d’alcool, mais ivre par le poids des promesses vaines, ivre par l’absence d’actes devant améliorer sa condition de vie». «Mais à quoi devons-nous tous ces malheurs et tout ce désespoir ?» s’est-il interrogé, avant de répondre : «c’est la mauvaise gouvernance». Soumaïla Cissé estime que la gouvernance actuelle est «sans cap, sans leadership, ni programme, et est faite de corruption, de gabegie, de népotisme et de clinquant». Pire, dit-il, «l’Armée, instrument de notre souveraineté, est mal équipée».

Pour faire face à ce manque d’équipement des forces armées de défense et de sécurité, l’honorable Cissé propose comme solution aux autorités de renoncer aux dépenses de prestige. Selon lui, «les 8 milliards et demi que le gouvernement veut consacrer à la rénovation du salon de l’aéroport devraient être alloués à l’équipement de notre Armée».

Moulaye TOURE
Commentaires