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Déclaration du parti Sadi en rapport avec les 2 ans d’IBK au pouvoir
Publié le samedi 12 septembre 2015  |  Le Reporter
Rencontre
© aBamako.com par A S
Rencontre politique
Le secrétaire du parti SADI, Oumar MARIKO a organisé une conférence de presse le lundi 26 novembre 2012




Le RPM ne peut être la locomotive qui peut aider le président de la République à réaliser son programme

Le bilan des deux années de gestion du président de la République est très mitigé. Les Maliens, qui l’ont élu, avaient conscience qu’il avait participé à la gestion du pays sous le régime du président Alpha Oumar Konaré. Mais ils croyaient profondément qu’il était capable de traduire leur aspiration au changement, contrairement à d’autres de l’ancien système.

Malheureusement deux années après son élection, le constat que l’on peut tirer est qu’il n’y a eu aucune amorce de changement, ni de rupture avec les pratiques du passé qui ont plongé le pays dans la misère et ont entraîné l’effondrement de l’Etat. Les institutions ne jouent pas leur rôle. Par exemple, l’Assemblée nationale est devenue le nid des spéculateurs fonciers, avec une course effrénée des premiers responsables pour l’argent et les honneurs. La corruption, le népotisme, le favoritisme, le copinage et l’amicalisme dans l’emploi et les postes de responsabilité sont toujours érigés en système de gestion politique dans le pays. La cherté de la vie et le chômage s’amplifient…

Le débat entre les forces politiques de la majorité présidentielle pour poser concrètement les bases de ce changement et se battre ensemble pour le traduire dans les faits n’existe pas. Il est complètement noyé, voire même occulté. Les forces politiques comme Sadi qui réclament ce débat sont suspectées, écartées et écrasées. C’est un cercle de courtisans opportunistes et prébendiers qui encerclent le président de la République, agissent comme un rouleau compresseur, verrouillent systématiquement le débat pour un changement véritable de la gouvernance au Mali.

En ne cherchant pas à se défaire de cette emprise, le président de la République en portera la responsabilité politique et morale à l’heure du bilan. Pour nous, le changement signifie la construction d’un Etat proche du peuple, au service des populations et non d’un Etat répressif, injuste, au service de clans mafieux qui le privatisent, tentent de prendre l’administration en otage et règnent en potentats. Le changement signifie l’instauration de nouvelles procédures démocratiques qui renforcent le pouvoir des citoyens, une lutte implacable contre l’impunité, la corruption, le népotisme, l’instauration du débat public entre tous les acteurs acquis au changement autour des enjeux de la situation actuelle comme la question du Nord, de l’armée, le foncier, l’occupation de notre pays par les armées étrangères, la question de la souveraineté nationale, la construction d’un nouvel Etat qui peut préserver l’unité du pays, sa cohésion sociale et son intégrité territoriale…

À Sadi, nous sommes convaincus que le RPM (Rassemblement pour le Mali) ne peut être la locomotive qui peut aider le président de la République à réaliser son programme. Bien que disposant d’un vivier de cadres politiques et progressistes dévoués, il est fortement traversé par de courants politiques et idéologiques contradictoires, aux intérêts politiques et stratégiques opposés, qui ne s’affrontent pas sur la base d’une vision ou d’un projet de transformation sociale réelle. C’est seulement autour des intérêts de boutique, des coteries et des clans. Les éléments déterminés et conscients qui peuvent établir la jonction avec les forces réelles de changement sont réduits à leur plus simple expression intrinsèque. Cette situation renforce la confusion en leur sein, au sein de leurs alliés et de l’immense majorité de notre peuple qui a voté massivement pour le président Ibrahim Boubacar Kéita qui ne peut qu’être affaibli dans ces conditions.

Pour le parti Sadi, et dans ces conditions, c’est seulement le président de la République qui peut et doit pleinement jouer le rôle d’impulsion et de rassemblement des forces politiques qui sont prêtes à se battre avec lui pour donner un contenu concret au changement et répondre aux enjeux de la situation actuelle. Il doit œuvrer dans ce sens et agir très vite. Il doit se ressaisir vite pour poser les bases d’une rupture d’avec le passé et honorer le contrat de confiance qu’il a signé avec son peuple. Nous l’encourageons fortement à organiser les concertations nationales pour ouvrir l’avenir. Il ne doit plus attendre, car le temps joue contre lui.

Nouhoum KEÏTA
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