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Escroquerie et abus de confiance : Korotoumou Daou s’évade de la gendarmerie de Faladié avec la complicité d’un gendarme
Publié le mercredi 16 septembre 2015  |  Le Reporter
Sécurité
© aBamako.com par SA
Sécurité au nord du Mali : les militaires ivoiriens de la MISMA foulent le sol Malien.
Samedi 05 mai 2013. Bamako. Un contingent de soldats ivoiriens devant se charger du transport de la logistique est arrivé au camp de gendarmerie Balla Koné sis au quartier Faladié , en attendant son déploiement à Sévaré.




Djénéba Diawara est vendeuse au marché de Banankabougou. Elle y fait la connaissance de Korotoumou Daou, une Ivoirienne, qui fait commerce de la noix de coco entre Bamako et Abidjan. Celle-ci lui explique les énormes bénéfices qu’elle tire de son commerce. Convaincue qu’il s’agit là d’une bonne affaire, et à mille lieues de savoir que Korotoumou Daou avait d’autres idées derrière la tête, la pauvre Djénéba Diawara mord à l’hameçon.

Pour s’assurer de la confiance de Djénéba Diawara, l’Ivoirienne fait un premier voyage en Côte d’Ivoire. Sans problème. Djénéba Diawara lui avait donné 85. 000 Fcfa. Après la vente, Djénéba Diawara remettra tout son argent (le capital et les bénéfices) à Korotoumou Daou, histoire de renforcer son capital et d’en tirer plus de bénéfice. Pour ce second voyage, elle n’ira pas non plus. Faisant ainsi confiance à son amie Korotoumou qui connaît très bien la route, tout comme les vendeurs de coco et les transporteurs.
Avec l’argent de Djénéba Diawara, Koro prend la route d’Abidjan pour aller acheter la marchandise. Avant son départ, elle rassure son amie de faire vite parce que les cocos marchent bien à Bamako et les bénéfices sont rapides. Djénéba Diawara ne se doutait de rien. Jusqu’au moment où elle se rendit compte que ce deuxième voyage avait pris beaucoup plus de temps que le premier. Car plusieurs jours après son départ, Koro ne faisait toujours pas signe et elle ne répondait plus aux appels téléphoniques de Djénéba Diawara.

Connaissant bien la capitale ivoirienne, après 3 mois d’attente, elle se voit obligée de faire le déplacement. Arrivée à Abidjan, Djénéba Diawara met du temps avant de retrouver Korotoumou Daou. Quand ce fut fait, Koro remplit alors le «mou» de Djénéba Diawara d’histoires aussi improbables qu’invraisemblables, avant d’avouer avoir abusé de sa confiance.
À force de courage et d’abnégation, Djénéba se bat dans la capitale ivoirienne pour obtenir au moins la moitié de son fonds de commerce : 750. 000 Fcfa. Avec à la clé, l’engagement de la sœur de Koro, une femme fortunée, de lui payer le reliquat. Mais celle-ci s’y refusera plus tard. Entre-temps, Djénéba Diawara, qui était restée dans la capitale ivoirienne, se retrouve presque les mains vides. Fatiguée, humiliée et trimballée, elle se «débrouille» pour pouvoir revenir à Bamako. Depuis maintenant deux ans, elle court derrière son argent.

Après son retour au pays, disons à Bamako, Djénéba Diawara prendra du temps avant de reprendre son petit commerce au marché de Banankabougou. Jusqu’au jour où, à sa grande surprise, elle aperçoit Korotoumou Daou dans les alentours du marché de Banankabougou. Sans autre forme de procès, elle la conduit à la gendarmerie de Faladié. Où un gendarme, un certain Bagayogo, consignera dans un PV tous les détails de cette affaire aux allures d’escroquerie ou d’abus de confiance. Korotoumou Diawara passe aux aveux et s’engage à payer les 750. 000 Fcfa restants.

Maintenue dans les liens de la détention, au violon, le jour de son arrestation, Korotoumou Daou en était sortie le même jour, et multipliait les va-et-vient dans la cour de la gendarmerie, scotchée comme jamais à son téléphone portable ! Djénéba Diawara en était surprise à son retour à la gendarmerie au point qu’elle n’hésita guère à confier ses inquiétudes aux gendarmes. Ceux-ci l’invitèrent au calme. Djénéba Diawara retourna alors sur ses pas pour rentrer chez elle. Quelques heures après, elle se verra informée de la fuite de Koro par les gendarmes. À ce jour, Djénéba Diawara ne trouve point une oreille attentive au niveau de la gendarmerie. Où certains gendarmes lui ont dit que ce n’est pas un phénomène nouveau dans leur gendarmerie, surtout quand il s’agit de femme.

Djénéba Diawara se dit très déçue par le comportement des gendarmes maliens. Elle qui court depuis deux ans derrière une dame qui l’a escroquée. Elle n’aura pas eu gain de cause en Côte d’Ivoire encore moins au Mali. Djénéba Diawara dit avoir été humiliée en Côte d’Ivoire et «assassinée» par la gendarmerie malienne. Pauvre Djénéba !
Sinaly KEITA
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