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L'Indépendant N° 3169 du 20/12/2012

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Méfaits de la crise au Mali : L’aide publique au développement est bloquée depuis le coup d’Etat du 22 mars 2012
Publié le jeudi 20 decembre 2012  |  L'Indépendant




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L’Aide publique au développement (APD) est un fonds que les bailleurs de fonds allouent à un pays pour lui permettre d’assurer son développement dans tous les domaines. Mais suite au coup d’Etat du 22 mars dernier, cette aide d’une valeur de 759 milliards 48 millions FCFA a été bloquée et ne sera décaissée que…lorsque les auteurs dudit putsch rentreront dans leurs casernes.

Depuis plus de 8 mois, le Mali est plongé dans deux crises : politique et institutionnelle (au Sud) d’une part, territoriale et sécuritaire (au Nord) d’autre part. Et cette crise du Nord n’est que la résultante de celle du Sud. En effet, le coup de force du 22 mars dernier et la chute du régime ATT sont indubitablement le catalyseur de l’invasion des régions du Nord comme Gao, Tombouctou et Kidal par des bandits armés. C’est évidemment suite à ce putsch que les bailleurs de fonds ont signifié leur refus de décaisser les fonds alloués au préalable au Mali après la Déclaration de Paris de janvier 2011 relative à l’Aide publique au développement (APD) consentie à notre pays. N’eût été ce coup d’Etat « mal venu », pourrait-on dire, ces fonds allaient sûrement être alloués au Mali, même si le régime déchu d’ATT avait été caractérisé, dit-on encore, par la corruption, le népotisme, l’incompétence, etc.

Ces fonds prévus pour trois (de 2012 en 2015) devaient aider le Mali pour le paiement de ses salaires et assurer son développement économique et social. Sans cette aide au développement public, tous les domaines de la vie sociale du pays en souffriront. Sans le secours de cette aide financière, un pays aussi pauvre que le nôtre paiera difficilement ses salariés sur ses ressources propres. C’est dire que notre pays n’est pas entré (loin de là) dans l’ère de l’industrialisation ; encore moins au diapason du monde moderne. D’ailleurs, l’industrialisation ne semble pas être le premier souci de nos dirigeants, qu’ils intellectuels ou politiques. L’implantation de petites usines (comme SOMAPILE) avec transfert de technologies peut bien bénéficier au Mali pour peu que les décideurs et politiques s’y attèlent afin de permettre à notre pays de prendre le chemin du véritable développement. En tout cas, le Mali regorge de ressources humaines, naturelles, minières, énergétiques (entre autres) nécessaires à un tel projet.

Abdoulaye Faman Coulibaly

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