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Après le retrait de la plateforme d’Anefis : La CMA est de retour
Publié le mardi 22 septembre 2015  |  Le Malien
Réunion
© aBamako.com par A.S
Réunion du comité de suivi sur l’accord de paix
Bamako, le 21 juillet 2015 le comité de suivi sur l’accord de paix a tenu sa 3e réunion au CICB.




Une semaine seulement après le retrait d’Anéfis des combattants de la Plateforme du 14 juin 2014 d’Alger sur instruction du Président de la République et à la demande de la Communauté internationale, les rebelles de la CMA se sont signalés dans cette localité censée être sous le contrôle de la MINUSMA. Auparavant, les rebelles de la CMA (Coordination des Mouvements de l’Azawad) ont renforcé les positions qu’ils occupaient dans les localités de Tessalit et d’Aguelhoc, dans la région de Kidal.

Les rebelles de la CMA sont de retour à Anéfis, dans la région de Kidal. Une position qui leur avait été prise d’ailleurs en fin août par les combattants de la Plateforme du 14 juin 2014 d’Alger. Après une longue discussion entre la Plateforme et les autorités maliennes, sur instruction du Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta et à la demande de la Communauté internationale, les combattants de la Plateforme ont accepté de se retirer d’Anéfis. Cependant, ils avaient souhaité le redéploiement des Forces Armées maliennes et les casques bleus de la MINUSMA pour sécuriser les populations civiles. De craintes qu’elles ne soient pas les proies des rebelles de la CMA après leur départ.

A peine ayant quitté la localité, la CMA, dans un communiqué rendu public le vendredi 18 septembre dernier, a annoncé sa présence à Anéfis. ” Nous sommes à Anéfis et nous sommes autour d’Anéfis “, affirme un porte-parole des ex-rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) sur RFI. Sans pour autant préciser le nombre d’hommes et de véhicules qui sont rentrés dans la ville.

Le vendredi, de sources concordantes, il n’y a pas eu de combat entre la CMA et les groupes d’autodéfense de la Plateforme. Mais plutôt une course-poursuite où un groupe a évité l’autre. Déployant leur stratégie, les rebelles de la CMA ont d’abord commencé à renforcer les positions qu’ils occupaient dans les localités de Tessalit et d’Aguelhoc, dans la région de Kidal. Ensuite, ils ont pris la direction de la localité d’Anéfis. Là, ils n’ont apparemment rencontré aucune résistance, les casques bleus de la Minusma n’ont pas bougé.
La mission des Nations Unies au Mali (Minusma), pourtant présente à Anéfis, explique ne pas être en mesure de confirmer, ni d’infirmer, cette annonce.

Ce scénario est en tout cas celui qui était prôné par la médiation internationale, laquelle avait demandé pendant trois semaines le retrait des combattants de la Plateforme, et le retour aux positions initiales occupées par chaque groupe armé au moment de la signature de l’accord de paix. Si cette présence se confirmait, on peut se poser des interrogations. A savoir : est-ce que la MINUSMA a-t-elle réellement la capacité de vaincre les rebelles ? Ou est-elle en complicité avec ces bandits armés ?

En tout cas, ce qui est sûr, après le retrait quasi-effectif de la Plateforme, des mouvements de la CMA ont été signalés aux alentours de la ville. Chose qui inquiète les populations de la localité. Par ailleurs, on assiste de plus en plus à des signes de mauvaise foi des ex-rebelles. Non seulement, ces derniers occupent illégalement deux villages du cercle de Goundam comme l’a constaté une équipe mixte d’observation et de vérification (EMOV), mais aussi et surtout, ils ont boycotté une réunion du Comité technique de sécurité tenue hier au siège de la MINUSMA. A l’évidence, c’est un nouvel écueil dressé devant la mise en œuvre de l’accord qui n’a toujours pas démarré.

Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta lui-même s’était impliqué personnellement pour ordonner ce retrait. Les groupes loyalistes de la Plateforme s’étaient donc résignés à quitter la ville, tout en continuant de demander que la CMA n’y revienne pas. Ils n’ont donc pas été entendus. Une centaine de casques bleus sont positionnés à Anéfis depuis plusieurs semaines pour assurer la sécurité des habitants.

La médiation internationale et la Minusma ont commencé par faire des va-et-vient entre responsables des groupes rivaux pour que la situation ne se dégrade pas davantage.

Youssouf SANGARE
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