Région
Mali : une Suissesse enlevée pour la deuxième fois à Tombouctou
Publié le vendredi 8 janvier 2016 | Le Point
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Victime d'un rapt par des djihadistes en 2012, Béatrice Stockly a été enlevée dans la nuit de jeudi à vendredi par des hommes armés.
« Des hommes armés sont venus chez Béatrice à Tombouctou. Ils étaient armés. Ils ont tapé, elle a ouvert et ils sont partis avec elle", a indiqué une source de sécurité malienne après l'enlèvement d'une ressortissante suisse. Le ministère suisse des Affaires étrangères a quant à lui confirmé dans un communiqué « avoir connaissance de l'enlèvement présumé d'une Suissesse au Mali », soulignant que, pour des raisons de protection des données, il ne donnerait aucune information supplémentaire.
Un enlèvement pas encore revendiqué
Cet enlèvement, le premier d'Occidental au Mali depuis celui des journalistes de la radio RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon, assassinés par leurs ravisseurs le 2 novembre 2013 à Kidal, n'avait pas encore été revendiqué vendredi à la mi-journée. Il survient après l'assassinat, à la mi-décembre, dans la même ville de trois personnes, dont un journaliste de la radio chrétienne Tahanite (pitié, en langue locale tamasheq) qui émet depuis Tombouctou. Une source de sécurité malienne avait alors parlé d'« un lâche assassinat perpétré par ceux qui veulent créer la guerre des religions », en référence à la confession catholique de deux des victimes.
Béatrice Stockly vivait à Tombouctou, où elle avait déjà été enlevée en avril 2012 par des djihadistes, puis libérée peu après grâce à une médiation du Burkina Faso. Ce premier enlèvement avait été le fait du groupe islamiste Ansar Dine, du Touareg malien Iyad Ag Ghaly, qui contrôlait alors la ville. Béatrice Stockly avait alors refusé de quitter la cité historique baptisée « la perle du désert ». La libération de cette femme qui revendique sa foi chrétienne, très impliquée dans les actions sociales, était intervenue au bout d'une dizaine de jours contre le paiement d'une rançon, avaient affirmé à l'AFP plusieurs sources de sécurité. Un médiateur burkinabè et un responsable du groupe Ansar Dine avaient démenti tout versement de rançon.
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