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Mali: soldats français et maliens acclamés à Diabali libérée des islamistes
Publié le lundi 21 janvier 2013  |  AFP


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© aBamako.com par as
Visite du Président de la République par intérim Dioncounda Traore aux troupes françaises
Bamako Senou. 16/01/2013. Le président de la République rend visite aux troupes françaises en compagnie de l’Ambassadeur de France au Mali Christian Rouyer


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ABALI (Mali) - Drapeau français, applaudissements et acclamations: la population de Diabali, à 400 km au nord de Bamako, a salué lundi les 200 soldats français et maliens qui ont pénétré dans la ville, tout juste une semaine après sa chute aux mains des islamistes armés.

"Ca me plaît beaucoup", témoigne Mohamed Suribuhari, commerçant, l'un des rares à parler français. "On était menacé par les jihadistes, on a passé longtemps sans sortir. Mais après les bombardements, ils ont pris la tangente, le dernier convoi a quitté vendredi soir", dit-il.

"Mais ils ont laissé des munitions, j'ai vu deux caisses de grenades", poursuit-il. Son voisin renchérit: "j'en ai vu beaucoup plus".

Tous brandissent leurs téléphones portables pour prendre en photo les "libérateurs". Il est vrai qu'ils ne peuvent s'en servir pour téléphoner, les islamistes ayant saboté les émetteurs, pour éviter que les habitants ne donnent des renseignements.

Une autre habitante, Fatumata Damele, vient de revenir en ville: "J'avais fui les islamistes, je suis rentrée hier. Je fais des prières pour la réussite de la mission française".

Sur la place centrale de Diabali, qui sert aussi de terrain de foot en dépit des pierres qui la parsèment, se présente le maire, Omar Diakité, la poitrine ceinte du drapeau malien. "Les habitants commencent à revenir, mais les explosifs sont dangereux pour les enfants", explique-t-il.

Soldats français et maliens craignent aussi que les islamistes aient posé des mines ou des pièges.

Soudain, le sergent Patrick et ses hommes sont alertés par un habitant, qui veut les conduire à une cache d'armes.

Devant un petit entrepôt de sacs de riz, un trou couvert de terre fraîche.

Les soldats passent un détecteur de mines, creusent à la main, rien. Les soldats partent fouiller plus loin, vers le "quartier Berlin", où se trouveraient des munitions.

Laisser la ville aux Maliens

"Il y a un problème de munitions non explosées", explique à l'AFP le colonel français Frédéric, chef des opérations dans le secteur. "On va les aider, leur donner des conseils.

Mais nous n'avons pas vocation à rester ici, nous laisserons la ville aux Maliens ce soir".

Des adolescents surgissent en moto, brandissant un long drapeau français,
qu'ils accrochent aux poteaux tordus du terrain de football.

A 100 mètres, le camp militaire abandonné par l'armée malienne le 14
janvier, dans lequel s'étaient installés les islamistes, est livré aux ânes et
aux chèvres.

Des pick-up, un hangar, ont été calcinés par les frappes aériennes de
l'aviation française ces jours derniers.

On y voit des balles de Kalachnikov, des grenades dégoupillées, mais non
explosées. Dans un coin, des perfusions accrochées à des bâtons plantés dans
le sol, vraisemblablement pour soigner les blessés islamistes.

Ceux-ci sont invisibles et les soldats français et maliens n'ont rencontré
aucune résistance. D'après les habitants, les jihadistes avaient abandonné
Diabali dès vendredi, après les frappes aériennes.

L'entrée de la colonne lundi a été précédée de vols de reconnaissance des
hélicoptères légers français Gazelle et de patrouilles de membres des forces
spéciales.

Certes les islamistes ont été bien "tapés" par l'aviation, selon les
militaires français, mais certains ont pu se cacher ou bien s'éparpiller dans
les environs.

"Vous faites notre signal lumineux convenu avec les Maliens. S'il ne répond
pas, deux tirs de sommation, s'il avance, vous contactez le chef pour la
consigne à suivre", avait prévenu le sergent français Patrick, s'adressant aux
hommes de sa section, en cas de rencontre avec un véhicule suspect.

Mais après deux heures de piste poussiéreuse, entre rizières et canal, les
soldats français et maliens n'ont été accueillis que par des habitants sortant
de leurs masures de terre, saluant le convoi en criant: "Vive la France".

jpc/thm/stb/hba

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