Comme à l’accoutumée, en cette période de canicule, les populations de Bamako et environ ont renoué avec la sempiternelle crise d’eau et au rituel des coupures d’électricité. Le phénomène dont les origines remontent à plusieurs décennies avant l’arrivée du président IBK au pouvoir, provoque des agitations au sein de certaines populations qui parfois vont jusqu’à manifester leur amertume sur la place publique.
Interpellé par les députés à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Energie et de l’eau Mamadou Frankaly Kéita a tenu à rassurer les uns et les autres même si le malaise est profond.
Par rapport au problème d’eau, le ministre a assuré que des efforts sont en cours pour résoudre de façon durable sinon définitive la question à travers le vaste chantier de la station de pompage de Kabala. Ce gigantesque projet qui sera opérationnel dans un an, fera de la crise d’eau un vague souvenir pour les populations.
Tout en rappelant que l’arrêt des pratiques néfastes dont le gaspillage de l’eau permettra d’approvisionner une partie considérable des ménages privés d’eau, le ministre estime que la communication et la sensibilisation des populations est un moyen de régler les malentendus courants entre les autorités et les communautés.
Par rapport à l’électricité, il faut reconnaitre que la pression grandissante sur les réseaux électriques augmente considérablement alors que la capacité réelle des installations se trouve largement en deçà de la demande. Qu’à cela ne tienne, le gouvernement est en phase d’acquisition de 80 kva. Un supplément qui contribuera à résorber en partie cette crise.
A.N