Politique
Péril sur l’accord de paix : La Plateforme et la CMA suspendent leur participation
Publié le lundi 30 mai 2016 | Le Malien
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© RFI par DR
Mahamadou Djeri Maiga, vice-président du MNLA et sa délégation sont à Alger pour discuter des accords de paix, le 16 juillet 2014. |
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Dans un communiqué conjoint signé des deux mouvements proches du gouvernement, à savoir la Plateforme et la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), ils ont décidé de suspendre leur participation dans la sous-commission politique en attendant que le CSA en accord avec la Médiation Internationale clarifient la situation concernant ces nouveaux acteurs.
Les responsables de la Plateforme et la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) ont animé lundi dernier un point de presse pour informer les médias sur les dernières évolutions dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de paix et de réconciliation nationale. Principaux conférenciers : Me Harouna Toureh, M. Moulaye Hamed Ould Moulaye et Mohamedoun Fahad. A travers ce point de presse, les Mouvements signataires de l’accord de paix issu du processus d’Alger signé le 15 Mai 2015 et parachevé le 20 Juin 2015, voulaient informer la communauté nationale et internationale de l’intrusion de nouveaux acteurs dans le processus de mise en œuvre de l’accord.
Les conférenciers ont dénoncé le comportement peu orthodoxe du gouvernement malien qui a des difficultés à mettre en œuvre l’accord de paix issu du processus d’Alger. Pour preuve, des décrets signés entre les mouvements et un Ministre de la République après plus de 15 heures de débats devient caduque le lendemain par le gouvernement du Mali. Aussi, ils ont déploré les arrestations arbitraires opérés les forces étrangères (Opération Barkhane et la MINUSMA) dont sont victimes les populations innocentes. Le dernière arrestation en date s’est déroulé il y a quelques jours au cours duquel un pauvre éleveur et ses deux enfants furent arrêtés après que deux véhicules de la MINUSMA aient sauté sur des mines. Après tortures, le père est décédé et les deux enfants mineurs se trouvent aujourd’hui entre les mains de la justice malienne.
C’est après tous ces constats que les deux mouvements proches de Bamako ont décidé de commun accord, de suspendre leur participation aux travaux des sous comités thématiques, jusqu’à ce que le CSA en accord avec la Médiation Internationale clarifient la situation concernant ces nouveaux acteurs. Ont signé du côté CMA, M. Ambeyri Ag Rhissa et pour la Plateforme M. Ibrahim Diallo.
Youssouf SANGARÉ
Source: Le Malien

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