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Le Combat N° 549 du 8/2/2013

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L’équipe de Diango Cissoko a-t-elle une ambition de l’audience ?
Publié le vendredi 8 fevrier 2013  |  Le Combat


© aBamako.com par as
Présentation des voeux du gouvernement, des familles fondatrices et des leaders religieux
24/12/2012. Bamako. Hall du Sécrétariat Général de la Présidence. Premier Ministre, Django Cissoko


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Par ces temps de conflit armé, les pouvoirs publics vont-ils assumer les ambigüités ? A Tombouctou, encore hier une ville «martyr», vient de se tenir une cérémonie qui aurait dû décevoir de plus larges échos à Koulouba !

Non, rien de cela car lors du Conseil des ministres du 6 février, aucune communication en la matière ne viendra du ministère de la Défense et des Anciens combattants. Nous parlerons ici de la confiscation des armes abandonnées par les djihadistes en débandade, de ces autres caches d’armes disséminées un peu partout sur le sol national. Nous nous retrouvons dans un contexte sécuritaire actuel qui nécessite un retour à la case prétoire.

Nous prendrons appui ici sur ce système récupérateur qui veut que balayer, c’est bien, mais ne pas salir, c’est encore mieux. A la sortie de cette Transition, le gouvernement de Diango Cissoko devrait chercher à retomber sur ses jambes, pour ne pas dire ses pattes en alignant un lourd tribut passif sécuritaire. Nous y reviendrons une autre fois. Mais disons qu’aucune des villes du Mali n’est sûre aujourd’hui à 100%. Tous n’est pas dit du péril djihadiste ni de la flambée de violence latente.

Les départements concernés par nos problèmes sécuritaires doivent bosser encore plus pour gagner les arbitrages au sein de l’attelage gouvernemental. On doit par exemple chercher à renforcer l’arsenal anti-circulation des armes légères, si cela était possible. Nous croyons savoir qu’une section de l’armée s’en occupe. La guerre que nous avons sur les bras est lente, et tout va vite en même temps.

Actuellement, dans nos villes, et malgré l’emploi de l’état d’urgence, on sent un incivisme spécifique de ceux qui se sentent déjà dégoûtés par la conduite des affaires publiques. Qui peut avancer alors que le contrôle civil n’est pas un sujet de politique majeur ? Après ce conflit, ce problème va nous sauter au visage, et on se demandera comment les autorités nationales pourront enrôler la colère populaire avec toutes ces circulations des armes légères. S’il y a des directives données, quel est leur contenu ? Que permet la loi actuelle et enfin, quelles sont les lacunes actuelles ?

Alors question : comment le gouvernement cherchera-t-il à contourner l’obstacle ? Il faut avoir une bonne manière d’envisager une stratégie. Comme par exemple changer l’enveloppe en la manière pour communiquer. Ce qui s’est passé au Monument de l’Indépendance à Tombouctou doit amener les autorités à reprendre leur batterie d’argumentaires. L’exercice serait tout à l’honneur, et l’un des courages qu’on lui reconnaitra alors à cette époque, c’est d’avoir pu faire passer l’intérêt du pays avant la recherche de toute autre popularité.

Bellem et Koné

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