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Projets et programmes financés par la Banque mondiale : L’urgence d’améliorer le taux de décaissement
Publié le samedi 17 septembre 2016  |  L’Essor
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© aBamako.com par A S
Revue de la performance des projets et programmes financés par la Banque Mondiale au Mali
L`hôtel Salam a abrité les 15 et 16 Septembre 2016, la revue de la performance des projets et programmes financés par la Banque Mondiale au Mali.
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Après avoir constamment progressé au cours des trois dernières années, ce taux s’est brusquement réduit en 2016

La Banque mondiale va doubler son allocation IDA (Association internationale de développement) pour le Mali qui passera ainsi de 300 millions de dollars américains (environ 150 milliards de Fcfa) à 600 millions de dollars américains (environ 300 milliards de Fcfa) pour la période 2016-2020. Le directeur des opérations du groupe, Paul Noumba Um, l’a annoncé, hier à l’hôtel Salam, lors de l’ouverture de la Revue 2016 de la performance des projets et programmes financés par la Banque mondiale au Mali. Les travaux de cette rencontre périodique, de deux jours, sont présidés par le ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé.

La performance du portefeuille est l’un des déterminants dans l’allocation des ressources de l’institution de Breton Wood à ses différents pays membres. Auquel facteur s’ajoute l’application des reformes renforçant la gouvernance. A ce titre, la performance du portefeuille se traduit par la capacité d’un pays à décaisser effectivement, dans les délais requis et raisonnables, les ressources mises à sa disposition par un bailleur de fonds.

Ouvrant les travaux, le patron de l’hôtel des Finances a rappelé que les engagements financiers de la Banque en faveur du Mali, au 30 juin 2016, atteignent plus de 600 milliards de Fcfa. Ce montant soutient la mise en œuvre de 20 projets d’investissements publics, dont 14 projets nationaux totalisant un montant de 452 milliards de Fcfa et 6 projets régionaux pour un coût global de 150 milliards de Fcfa. « Ces interventions couvrent les domaines ci-après : énergie et eaux, agriculture, élevage, développement urbain, éducation et formation professionnelle, santé et population, protection sociale, environnement, gouvernance et décentralisation », a précisé Dr Boubou Cissé.

Ainsi, c’est pour mieux jauger la capacité de notre pays à absorber ces fonds et proposer des pistes d’amélioration du portefeuille que les participants évalueront l’état d’avancement des projets en cours, en tirant les leçons de leur exécution. Tout en identifiant les difficultés majeures constatées et pouvant entraver la mise en œuvre correcte et efficace des projets/programmes, ils proposeront des solutions concrètes aux problèmes identifiés. Des solutions qui doivent être traduites dans un plan d’actions d’amélioration du portefeuille.

UNE RESPONSABILITE PARTAGEE. Le ministre Cissé s’est d’ores et déjà réjoui des progressions du taux de décaissement de portefeuille de projets et programmes du Mali. A l’en croire, ce taux est passé de 15% en 2013, à 18% en 2014 et a atteint 27% en 2015. Ce dernier pourcentage dépasse ainsi le standard de 25% fixé par la Banque mondiale. Pour lui, ce progrès est imputable à l’introduction de réunions mensuelles de suivi des projets, entre les structures techniques spécialisées de l’Etat, la Banque mondiale et les unités de gestion des projets.

Dr Boubou Cissé a aussitôt déploré la baisse à 20,1% de ce taux, en 2016. « La responsabilité de cette réduction brusque, mais facilement corrigible, du taux de décaissement est partagée», a reconnu M. Paul Noumba Um, qui a ajouté que la chaine globale (de la conception à l’exécution) fonctionne mal. Pour lui, la réalisation des études de faisabilité, la signature et l’exécution des contrats accusent souvent des retards préjudiciables au bon fonctionnement des projets.

La deuxième raison évoquée par le directeur des opérations du Groupe de la Banque mondiale pour le Mali, est la faible appropriation des projets par les exécutants et les populations. Le gouvernement installe par exemple une équipe pour la réalisation d’un projet en son nom. Pour l’exécution correcte des tâches qui lui sont confiées, estime-t-il, cette équipe doit sentir une pression constante de la part des ministères sectoriels jusqu’à la livraison du projet aux populations bénéficiaires qui attendent au bout de la chaîne.

La troisième raison est l’indisponibilité, souvent constatée, des équipes de la Banque mondiale qui couvrent plusieurs pays. Elles manquent, dès fois, aux sollicitations de leurs interlocuteurs maliens. « Les chefs de projets doivent aussi sentir la pression du gouvernement pour éviter que des dossiers dorment dans les tiroirs », a suggéré le directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Mali.
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