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Le Premier ministre au Canada : Echanges utiles avec nos compatriotes
Publié le mercredi 21 septembre 2016  |  L’Essor
Primature:
© aBamako.com par mouhamar
Primature: La passation de pouvoirs entre le PM sortant Moussa Mara et le PM entrant, Modibo Keita
Bamako, le 09 janvier 2015. La passation de pouvoirs entre le Premier ministre sortant, Moussa Mara et le Premier ministre entrant, Modibo Keita a eu lieu ce vendredi à la Primature.  
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Nos compatriotes vivant au Canada ne sont guère nombreux. La plupart sont des cadres employés dans des entreprises ou travaillent à leur propre compte. Il y a aussi des étudiants. Le Premier ministre Modibo Keita en séjour dans ce pays, dans le cadre de la 5ème conférence de reconstitution du Fonds mondial de lutte contre le Sida, le paludisme et la tuberculose, a tenu à les rencontrer pour échanger avec eux sur leurs préoccupations et partager les informations sur le pays.
Le président de la section canadienne du Haut conseil des Maliens de l’extérieur, Lassine Traoré, était en compagnie de nombreux compatriotes pour venir écouter le Premier ministre. Sur la situation sécuritaire dans le pays, Modibo Keita a rappelé les efforts en cours pour circonscrire l’insécurité. Là-dessus, il a rappelé que le gouvernement a demandé aux Nations unies de revoir le mandat des forces onusiennes au Mali en vue de les doter des moyens juridiques de se défendre en cas d’attaque, et même d’entamer des actions préventives au besoin dans le but de lutter contre le terrorisme. Car après la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation, des ennemis de la paix (les terroristes) essaient d’entraver sa mise en oeuvre.
C’est dans ce cadre qu’il a récemment effectué une mission à New York pour y rencontrer le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, afin de lui expliquer la situation sur le terrain et la nécessité d’adapter le mandat à la réalité du terrain. Le chef du gouvernement a assuré qu’il a bénéficié d’une oreille attentive au siège de l’ONU.
Modibo Keita a expliqué ensuite que le gouvernement a le souci de passer à la satisfaction des besoins fondamentaux des Maliens : le retour de la sécurité dans tout le pays, l’amélioration des conditions de vie, l’instauration d’une justice saine et l’amélioration de la gouvernance des ressources du pays.
Répondant aux critiques qui estiment que le gouvernement n’a pas de vision, il a indiqué que son équipe sait où aller et comment y parvenir. Modibo Keita a assuré qu’il tient le gouvernail avec ces trois promesses en tête et surtout avec la conscience tranquille pour n’avoir aucun calendrier politique en dehors de ce que le président de la République lui a confié.
Auparavant, Modibo Kéïta avait informé ses interlocuteurs des demandes qu’il avait formulées auprès de ses hôtes dès son arrivée dans le cadre de la coopération bilatérale. Il s’agit en particulier de l’augmentation du nombre de bourses accordées à notre pays. Avant la crise, le Canada nous octroyait 25 bourses par an. Ce nombre a été réduit à 16 depuis l’éclatement de la crise. Le Premier ministre a donc souhaité que le nombre de 25 bourses par an soit maintenu.
Répondant aux interrogations de nos compatriotes, Modibo Kéïta a précisé qu’effectivement, la mise en œuvre de l’Accord nécessitera une révision constitutionnelle. Mais cette idée n’est pas nouvelle. Depuis 2000, le président Alpha Oumar Konaré avait initié un projet de révision constitutionnelle auquel il a été obligé de renoncer par la suite. Mais la nécessité restait entière, a expliqué le Premier ministre. C’est pourquoi le président Amadou Toumani Touré avait tenté de reprendre le dossier en mettant en place une cellule de réflexion sur le nouveau projet de Constitution. Ce projet aussi a tourné court à cause de la crise politico-sécuritaire. Cette fois-ci devrait être la bonne, car il s’agit de mettre le nouveau chantier du processus de décentralisation en cours dans notre pays en phase avec la Loi fondamentale, notamment l’évolution notoire des Conseils régionaux et locaux, qui devront être dotés de l’étoffe nécessaire pour non seulement le type de développement que les collectivités veulent se donner mais de le faire avec les moyens mis à leur disposition. L’Etat les a dotés des nouveaux instruments que sont les Agences de développement régional. Qui vont désormais assurer la maîtrise d’ouvrages des projets de développement local et régional et non l’Etat comme c’est le cas actuellement. La révision constitutionnelle vise donc à mettre en harmonie cette révolution avec le texte fondamental du pays.
A. O. Diallo
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