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Communales 2016 : Les menaces d’un report !
Publié le mardi 27 septembre 2016  |  Le repère
Cérémonie
© aBamako.com par Momo
Cérémonie de lancement des travaux du projet PADUB
Bamako, le 15 décembre 2015 la L’AFP en partenariat avec la mairie de la commune V a lancé les travaux du projet PADUB a la mairie de Badalabougou.
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Trois bonnes années à la tête de l’Etat malien, les nouveaux dirigeants issus des élections présidentielles de 2013 tardent, sinon manquent d’approche pouvant garantir dans l’ambiance la tenue des élections communales. Ainsi plusieurs fois reporté, des nouvelles menaces pèsent grossièrement sur la tenue de ce scrutin une fois de plus prévu pour le mois de novembre prochain. Est-ce à dire que des menaces pèsent sur ces élections à la base ? La réponse serait plutôt évidente.
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Les Maliens sont appelés à élire le 20 novembre leurs maires sur toute l’étendue du territoire national, sept ans après les derniers scrutins communaux dans ce pays en proie à des troubles. C’est dire dans un langage clair que les attaques terroristes qui se multiplient dans le centre et le nord du pays ne permettent pas la tenue d’élections communales et régionales. A cette inquiétude s’ajouteraient, la lenteur de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale et la nouvelle loi électorale qui divisent autant la classe politique malienne. Des inquiétudes qui vont dire à certains esprits que les conditions pour la tenue d’un scrutin communal et régional ne sont pas réunies. En tout cas, d’ores et déjà des voix politiques de l’opposition se lèvent çà et là pour dénoncer la tenue du scrutin du 20 novembre prochain. En effet, en l’état actuel des choses, une seule question importe : oui ou non les formations politiques sont prêtes pour une consultation électorale quelconque ? Personne- même pas la majorité présidentielle ne peut répondre avec certitude. Seule certitude : plusieurs facteurs imprévus, jouent indépendamment de tous en faveur d’un ajournement de l’échéance. Autant de chantiers à achever avant d’aller à ces élections locales dont la tenue montrerait aux yeux de la communauté internationale un défi relevé par l’ensemble des Maliens à la recherche de valeur de reconstruire. Les échéances futures pour le moins que l’on puisse dire restent un grand défi pour le pouvoir IBK qui a hérité d’un pays mis-en mal par la crise de 2012. Nul ne saurait nier l’importance et les incidences de ces échéances au triple plan politique, social et institutionnel. Mais, le hic est que rien ne pourrait garantir la tenue de ces échéances. D’abord trois raisons sont invoquées par les nombreux acteurs et observateurs politiques pour justifier d’une part de l’impossibilité de tenir ces élections locales et régionales et, d’autre part, de mettre en évidence la nécessité de suspendre la date du 20 novembre fixée pour la tenue des élections locales. En effet, ceux qui militent pour le report du scrutin mettent en avant la désorganisation sociale visible à certains endroits du territoire national qui se caractérise par l’absence de l’autorité de l’Etat malgré la signature de l’Accord d’Alger, ce qui ne milite pas à leurs yeux, en faveur de l’affirmation de l’autorité de l’Etat et de l’impression de la présence réelle de ses représentations sur toute l’étendue du territoire national. Ensuite, le faible niveau de sécurité sur le territoire est loin de satisfaire certaines formations politiques. A ces deux grandes menaces s’ajoute aussi la nouvelle loi électorale autour de laquelle l’opposition et la majorité présidentielle ne parviennent pas à concilier les visions. Autant de troubles à la fois sécuritaires et institutionnels qui laissent les responsables de l’opposition septiques en donnant de la voix pour un nouveau report des échéances.

« Aujourd’hui nous avons beaucoup d’incertitudes, en particulier dans le nord et le centre de notre pays. Nous allons rentrer dans des phases électorales qui créent encore de nouvelles perturbations. Nous souhaitons bien sûr que des élections, si elles se font, se fassent dans tout le pays, mais je crois qu’il ne faut pas être grand devin pour se rendre compte que d’ici novembre ce sera difficile que partout les choses puissent bien se passer. Nous le souhaitons, mais nous ne le croyons pas. Les dates nous paraissent des dates certainement à revoir et la loi électorale n’est pas satisfaisante aujourd’hui pour l’opposition », a estimé Soumaïla Cissé chef de l’opposition et président de l’URD. Donc en somme, l’Etat devra réunir les conditions de bon déroulement des élections globales au niveau national. Et cela malgré les points de dysfonctionnements de la nouvelle loi électorale qui fâche sur la composition de la CNI.

Serge Lath

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