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Politique: Quatre députés claquent la porte du RPM, le parti au pouvoir
Publié le jeudi 29 septembre 2016  |  Le Républicain
Questions
© aBamako.com par A S
Questions orales à l`Assemblée Nationale
Les Ministres Mohamed Aly Bathily, Housseini Amion Guindo et Thierno Amadou Oumar Hass Diallo étaient interpellé à l`Assemblée Nationale le Mardi 15 Décembre 2015.
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Dans leur lettre de démission datée du 26 septembre passé, les quatre députés qui ont claqué la porte du RPM, Mamadou Doumbia, élu en commune II du district de Bamako, Kalilou Ouattara, élu en commune III du district de Bamako, Bakary Diarra, élu à Sikasso et Soiba Coulibaly, élu à Kati, motivent leur départ par l’échec du parti au pouvoir, malgré sa majorité parlementaire confortable, à s’imposer sur l’échiquier politique nationale de sorte à corriger les tares de la gouvernance actuelle du Mali. « J’ai démissionné du parti. C’est une décision que j’assume», confirme l’élu de Sikasso Bakarry Diarra joint par Le Républicain.

C’est un coup dur pour le Rassemblement Pour le Mali(RPM), le parti au pouvoir. Quatre de ses députés (Mamadou Doumbia, élu en commune II du district de Bamako, Kalilou Ouattara, élu en commune III du district de Bamako, Bakary Diarra, élu à Sikasso et Soiba Coulibaly, élu à Kati) ont, en effet, informé le président par intérim du parti Boulkassoum Haidara de leur démission. « C’est une lourde décision que nous n’aurions jamais prise n’eut été les errements dans lequel le RPM originel se trouve aujourd’hui » déclarent, dans leur lettre, les démissionnaires qui ont tenu à expliquer les raisons de leur divorce avec leur formation politique.

« Nous avions rejoint le Rassemblement Pour le Mali (RPM) dans l’espoir de changer le quotidien de nos compatriotes et de leur proposer un projet clair et cohérent qui permettrait d’assurer un développement socio-économique durable à notre pays, le Mali. Certains d’entre nous sont même des membres fondateurs du Parti. A ce titre, de tout temps, nous nous sommes investis à porter le projet du RPM et à le défendre dans tous les actes de notre quotidien », expliquent les démissionnaires. Lorsque s’est présenté le scrutin présidentiel de Juillet 2013, ajoute-t-ils, nous avons porté haut la candidature du camarade Ibrahim Boubacar Keita (IBK). « Et avec des centaines de milliers de maliens, après une victoire à plus de 77% de voix, nous avions enfin nourri l’espoir de mettre en couve notre projet collectif pour le Mali.

Les enjeux étaient de taille en raison de la violente crise qui secouait le pays. Il y avait entre autres priorités le rétablissement de la paix, la réconciliation des maliens, la lutte contre la corruption, la restauration de l’autorité de l’Etat et bien évidemment, la reconstruction d’une économie à mémo d’assurer aux populations maliennes un travail respectable et une subsistance digne ».

Malheureusement, selon les désormais ex députés du RPM, trois ans après l’élection du Président IBK à la Magistrature Suprême, le constat est amère : « La crise au Nord du Mali est enlisée, sans espoir de résolution par les gouvernements successifs.

Les maliens s’entredéchirent en recourue aux armes et à la violence pour régler leurs différends intercommunautaires et pour exprimer leur ressentiment face à l’impuissance de l’Etat à rétablir son autorité. Les scandales de mauvaise gestion restés sans suite ont fini de désespérer les maliens quant à la possibilité de voir un jour la Justice rétablir le Droit. Vous conviendrez dans ces circonstances que l’autorité de l’Etat soit totalement sapée et que les maliens, silencieux pour le moment, soient animés d’un sentiment sans pareil de défiance à l’égard de l’autorité. » Les démissionnaires dénoncent « l’absence de vision de la part du Gouvernement concernant la question essentielle du chômage des jeunes et de la création équilibrée de richesses».

Selon eux, les maliens souffrent, et des querelles intestines minent l’action du parti au pouvoir : « Ils nous le disent constamment. Ils ne sentent pas l’effet attendu par les nombreuses annonces de milliards faites par l’exécutif. Nous avons un temps tenté d’alerter nos camarades. Nous avons manifesté notre solidarité franche à l’endroit de la Majorité Présidentielle mais nous avons constaté que, contrairement aux idéaux fondateurs du RPM, le débat était devenu interdit dans nos rangs. Il fallait aveuglément soutenir sans jamais oser proposer une autre manière de faire. »

Madiassa Kaba Diakité
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RASSEMBLEMENT POUR LE MALI
Justice - Progrès - Solidarité
Communiqué du Bureau Politique National du
Rassemblement Pour le Mali (BPN/RPM)
Le Bureau Politique National du Rassemblement Pour le Mali (BPN/RPM) informe l’ensemble des militants du RPM et tous ses partenaires qu’en ce jour 28 septembre 2016, il a reçu la démission de quatre députés de son groupe parlementaire.

Il s’agit de
- L’honorable Kalilou OUATTARA, élu en Commune III du District de Bamako ;
- L’honorable Sota COULIBALY, élu à Kati ;
- L’honorable Mamadou DOUMBIA, élu en Commune II du District de Bamako et
- L’honorable Bakary DIARRA, élu à Sikasso.
Le Bureau Politique National du RPM prend acte de ces démissions.
Le Bureau Politique National du Rassemblement Pour le Mali (BPN/RPM) porte à la connaissance de tous les militants du RPM, singulièrement ceux des circonscriptions électorales concernées qu’aucun acte posé par les députés démissionnaires n’engage désormais le parti.
Par conséquence, il en appelle à plus de sérénité et de vigilance.

Bamako, le 28 septembre 2016
P/Le Président p.o
Le Secrétaire Général
Dr Beikani TRETA Ffte,A4

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