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Gestion de la diaspora malienne : Le ministre Sylla fait aveu d’échec
Publié le jeudi 20 octobre 2016  |  L’Indicateur Renouveau
Campagne
© aBamako.com par Androuicha
Campagne d`information et de sensibilisation sur les risques de la migration irrégulière
Bamako, le 27 février 2014 au CICB. Le ministre des Maliens de l`extérieur, M. Abdrahamane Sylla a procédé au lancement de l`édition 2014 de la campagne d`information et de sensibilisation sur les risques de la migration irrégulière
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“Je constate moi-même, que je suis en train d’échouer“, a déclaré le ministre des Maliens de l’extérieur, Dr. Abdrahamane Sylla, aux Maliens de Suisse.

A la brouille qui couve depuis très longtemps entre le président du Haut conseil des Maliens de l’extérieur, Habib Sylla, et d’autres compatriotes établis hors du Mali s’est greffé une dissidence qui a véritablement pris forme dans de nombreuses cellules de base.

Le Conseil supérieur de la diaspora malienne (CSDM), âgé de seulement un an, est plus que jamais devenu la convergence pour tous ceux qui disent rechercher l’alternative. Depuis, le ministre des Maliens de l’extérieur, Abdrahamane Sylla, tente du mieux qu’il peut de maintenir la légitimité d’Habib Sylla sans y parvenir. Aujourd’hui, il s’est obligé à le reconnaitre puisqu’à sa dernière rencontre avec la communauté malienne de Suisse, il a parlé d’un “échec personnel”.

Ces dernières années ne sont décidemment pas des plus aisées pour Habib Sylla, président du Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME). Au point que le ministre Abdrahamane Sylla qui s’est lié d’amitié indéfectible avec lui est pris dans la vague de la tourmente. La réalité est que le clivage qui s’est exacerbé cette année est, pour une large part et contre toute attente, du fait du ministre Abdrahamane Sylla lui-même.

Face au dynamisme de cette diaspora qui refuse de s’enfermer dans une pensée unique, le ministre a choisi de prendre fait et cause pour le seul Haut conseil. Or, en décidant de se retrouver dans d’autres regroupements, nos concitoyens font simplement usage de la liberté d’association consacrée par la Constitution malienne.

Le paradoxe tient au fait que c’est lui le chef du département des Maliens de l’extérieur pour lesquels il se doit de veiller à la cohésion. A la conférence de presse d’août 2016 où il était invité dans ses propres locaux par Habib Sylla, il avait laissé entendre que nul autre que Habib n’avait de légitimité à parler au nom de la diaspora.

Il avait même traité “d’imposteurs” ceux qui sortiraient du giron du HCME. Ce qui a fini de braquer de nombreuses organisations dont les membres ont vigoureusement protesté contre l’attitude de leur ministre pris à défaut dans une flagrante partialité. Conséquence, le Haut conseil est davantage contesté et le ministre est davantage coincé par ses accointances avec le président du HCME.

Le Conseil supérieur de la diaspora malienne (CSDM) s’est définitivement érigé en puissante faitière avec un franc succès malgré la coalition des deux Sylla qui ne veulent pas jusque-là en entendre parler.

Depuis Bamako où il est confortablement installé, le CSDM porte un regard étroit sur les nombreux bureaux qui se créent au quotidien à travers les différents continents. A Abidjan, le ministre avait tenté de rattraper le coup en expliquant qu’il n’avait pas été compris et qu’en réalité toutes les organisations de migrants comptaient à ses yeux.

Aujourd’hui, l’homme a fini par passer aux aveux. Depuis la Suisse où il était en visite, il a confié que la division entre les Maliens de l’extérieur est un “échec personnel”. En parlant du président du CSDM, Mohamed Cherif Haïdara, il reconnait désormais que l’homme n’est pas inconnu de lui et de ses services du ministère. “J’ai reçu Chérif quelques fois dans mon bureau… Je suis incapable de l’arrêter”.

L’argument qu’il dit lui-même avoir utilisé auprès de Cherif M. Haïdara est le suivant : “Vous avez les idées et vous avez un président qui n’a pas d’idées mais qui a les moyens”. Visiblement le pouvoir financier est le motif invoqué pour légitimer l’homme de Libreville au détriment de l’innovation et de la force de proposition. Mais avant de terminer son entretien, il insiste sur son mea culpa : “Je constate moi-même que je suis en train d’échouer”, a-t-il confessé.

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