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L’Ambassadeur de France au Mali sous la Transition : FRANCE 2 dévoile les raisons cachées d’un départ précipité
Publié le vendredi 21 octobre 2016  |  Le point
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© aBamako.com par A.S
Fête 14 juillet l`ambassade de France au Mali
Bamako, le 14 juillet 2016 le gouvernement malien a fêté en communion avec l`ambassadeur de France au Mali le 14 juillet
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Beaucoup de Maliens s’étaient posé la question de savoir : qu’est-ce qui avait provoqué le départ précipité de l’ambassadeur de France de Bamako sous la Transition ? Question légitime quand on sait que c’est à travers lui notamment que Dioncounda Traoré, alors président par intérim, avait « demandé » et obtenu de Hollande qu’il vole au secours du peuple malien menacé par les djihadistes, déjà aux portes de Konna.
Eh bien, l’explication à ce départ fort étrange a été donnée dans un magazine diffusé la semaine dernière(ou rediffusé) sur la chaîne de télévision France 2.La raison était simple.
Face aux velléités de Paris vis-à-vis du MNLA, notamment lorsque ce mouvement a proposé ses services à SERVAL « à condition que l’armée malienne n’entre pas à Kidal », l’ambassadeur, en connaisseur de la situation réelle et de l’opinion malienne dans sa très grande majorité, avait demandé à son pays de « ne pas se compromettre avec le MNLA ».
Ces propos lui auront valu son poste. Et il est rentré en catimini, sans que le peuple malien, qui doit finalement beaucoup à ce diplomate devenu anonyme par la force des choses, lui rende hommage au regard de ce qui se tramait véritablement dans son dos au-delà des « bonnes intentions et autres déclarations d’amour».
Les politiques, qui ne pouvaient pas ne pas comprendre la manœuvre, ont préféré faire profil bas. A l’instar de Django Cissoko, dernier Premier ministre de la Transition et dont les propos sont rapportés dans le même magazine : »Nous ne comprenons pas pourquoi on ne permet pas à l’armée malienne d’entrer à Kidal » dit-il en substance.
Les militaires aussi étaient conscients du double jeu, mais la déliquescence de l’armée était telle qu’ils ont accepté la donne sans broncher. Se contentant de vanter les mérites de l’intervention française et remettant ce « contretemps » sur ces concepts galvaudés de « tactique, stratégie politique, etc. »
La presse nationale a aussi souvent fait le jeu de la France. Les journalistes qui avaient un discours contraire étaient perçus comme des négativistes, des réactionnaires, des oiseaux de mauvais augure.
Le peuple, lui, guidé par le seul bon sens (Pourquoi l’armée entre dans les autres régions et pas à Kidal ?) avait compris dans sa grande majorité, mais il était déjà las devant tous ces retournements de situations, après avoir tantôt donné le nom de Hollande à son enfant, tantôt planté le drapeau tricolore Bleu-blanc-rouge jusque dans sa chambre ou sur le toit de sa maison.
Bref, la montagne avait accouché d’une souris. Et jamais ces propos de De Gaule ne se vérifiaient autant : « la France n’a pas d’amis, mais des intérêts ». Cela se comprend d’ailleurs, mais que nous, nous sacrifions nos intérêts au profit d’intérêts étrangers, difficile à comprendre.
Sory Haïdara
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