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Abdoulaye Bassolé, 3ème adjoint au Maire de la commune II à propos du dépôt de Medinacoura : « L’histoire des ordures est complexe… Leproblèmese situe au niveau du dépôt final de Noumoubougou… »
Publié le samedi 22 octobre 2016  |  Le Tjikan
Protestation
© aBamako.com par as
Protestation des populations contre les ordures sur la route de Same
20 aout 2012. Bamako. Route de Same Les populations protestent contre les dépots d`ordure qui degagent surtout pendant la saison des pluies des odeurs nauséabondes et qui genent la circulation.
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Dans un entretien que nous avons eu avec Abdoulaye Bassolé, 3èmeadjoint au Maire de la commune II, chargé de l’assainissement, celui-ci donne des explications sur les causes réelles du problème de dépôt de transit de Medinacoura. Avant d’appeler la population à faire preuve de patience et de civisme. Selon Abdoulaye Bassolé, il y’a un moment, le ramassage des déchets dans le District de Bamako a été confié à OZONE-Mali. Mais,les problèmes d’ordures ménagères qui ont toujours fait couler beaucoup d’encre et de salive à Bamako continuent à le faire. Car tout simplement, il n’existe pas de dépôt en tant que tel pour ces ordures.

Pour lui, le processus des ordures comprendtrois (3) niveaux, à savoir la pré-collecte, la collecte et le déversement. La pré-collecte, dit-il, est l’étape dont les GIE se chargenten faisant le porte-à-porte pour ramasser ces ordures pour la deuxième étape qui est la collecte, c'est-à-dire les dépôts de transit. C’est après que vient l’étape finale qui est le déversement de ces ordures au niveau du dépôt final dont se charge Ozone, a expliqué M. Bassolé.

Selon qui, aujourd’hui, tout le problème se situe au niveau de la dernière étape car il n’ya pas de dépôt final puisque le dépôt final de Noumoubougousituée vers Moribabougou, installé par les autorités pour servir de dépôt et de transformation des ordures, pour d’autres problèmes, est difficile d’accès. Aussi, dira-t-il, les habitants de cette localité se sont révoltés contre son emplacement qu’ils jugent dangereux pour la santé de la population.

« C’est ce blocage à la tête de la chaine qui a fait que les ordures se sont entassées dans le dépôt de transit de Médina-Coura et causant ainsi du désagrément dans tous les quartiers de la commune II.Les murs de clôture d’un établissement scolaire se sont écroulés, les jeunes du quartier se sont révoltés en interdisant aux GIEs d’y déverser les ordures pré collectées et créant ainsi un sentiment de colère au sein de la population des quartiers périphériques débordés par les ordures.

Pour manifester cette colère,la population a pris pour cible les voies publiques », a-t-il regretté. Avant d’ajouter que ce dépôt qui fait polémique dans la commune II de Bamako est appelédépôt de transfert car, normalement, les ordures ne devraient pas y dépasser deux jours sans être acheminées vers le dépôt final. Mais, pour lui, la situation à Noumoubougou fait que les ordures dépassent ce délai et causent des désagréments au sein de la population. Face à cette situation, explique-t-il, les autorités ont été contraintes de déployer les éléments de la Garde nationale le mardi dernier au niveau du dépôt pour permettre aux GIE de poursuivre leurs pré-collectes.

«Nous comprenons le souci de la population face à cette histoire d’ordures et nous le partageons. Mais la colère ne résout rien. Ce n’est pas la solution car les ordures demeurent. », a laissé entendre Abdoulaye Bassolé. Selon lequel, ils ont été choisis par les populations pour résoudre leurs problèmes. Une tâche à laquelle, ils se sont donnés depuis leur arrivée.
« Cette histoire d’ordures est complexe et elle nous tient à cœur car c’est la santé de nos populations qui est en jeu. Nous demandons à la population de faire preuve de patience et de civisme, car nous sommes là pour elles et sans leur soutien et confiance, nos efforts sont vains. Nous sommes à pied d’œuvre pour trouver une solution définitive », a-t-il conclu.

Moussa S. Diaby (Stagiaire)
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