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Accès à l’eau potable dans le district : Le calvaire n’est pas terminé
Publié le lundi 24 octobre 2016  |  Le Pays
Distribution
© Autre presse par DR
Distribution en eau potable
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Après plus de 50 ans que le Mali a accédé à l’indépendance, les populations n’ont toujours pas droit au minimum de vie décente. Eau et électricité ne sont toujours pas à la portée générale. Le Mali se retrouve obliger d’acheter des armes pour se défendre au lieu de creuser des forages et construire des centrales électriques.
Alors qu’Américains et Russes sont à la recherche de signe de vie (eau) sur d’autres planètes, plus de la moitié des êtres vivant sur Terre, manquent cruellement d’eau. Si dans les années 60, le Mali accédait à l’indépendance et à la souveraineté nationale, aujourd’hui, plus de 50 ans après, il doit se battre pour assurer à sa population le minimum vital. L’accès à l’eau potable pour tous, demeure un réel défi.

Bamako, la capitale, s’illustre parfaitement dans ce cas. Les gouvernements se succèdent, tous font de l’accès à l’eau potable, leur priorité, mais rien ne change. A tel enseigne que certaines populations, se demande à quelles fins utiles, est utilisé tout l’argent prêté ou octroyé à titre de don, au lendemain de l’indépendance jusqu’à nos jours. Si l’eau potable existe par endroits, le coût d’accès demeure exorbitant, en raison du revenu faible du citoyen malien.

La semaine dernière, les nouvelles autorités inauguraient une station compacte de production d’eau potable dans un des quartiers périphériques de la capitale, d’un montant estimé à plus de 09 milliards de FCFA et qui desservira certaines localités du District, soit environs 300 000 personnes. Ce n’est pas la première fois que de telle inauguration est faite par les autorités du pays. Mais à poser la question aux populations, directement bénéficiaires ou non, de savoir quelle amélioration dans l’accès à l’eau potable, la réponse est la même : l’accès est difficile. Faut-il y voir le coût (trop cher) de l’accès à l’eau potable ? Car, certains n’hésitent pas à pointer du doigt, le devis de branchement de la SOMAGEP, la société chargée de la question d’eau potable.

Sur une extension, le montant peut varier entre deux à quatre millions de FCFA. C’est le cas de ce particulier qui confie avoir payé plus de 3 millions de FCFA pour un raccordement sur 90 mètres. En termes clairs, l’eau potable, quoiqu’elle puisse exister, n’est pas à la portée de tout le monde.

Pendant que l’Etat et ses partenaires construisent des stations compactes de productions d’eau potable, le coût d’accès pour les populations, demeure un réel défi. Et si l’actuel ministre de l’Energie et de l’eau, reconnait que la capacité de production d’eau potable pour la population de Bamako et environs, est nettement inférieure à la demande, rien n’est fait pour faciliter l’accès à cette source vitale. Faut-il pousser la SOMAGEP à revoir ses coûts ?

La lutte contre la pauvreté et les maladies infectieuses et diarrhéiques, est un motif assez suffisant, pour amener autorités politiques et entreprises, à faciliter l’eau potable au maximum de populations.

Certes des efforts sont faits et continuent d’être faits. Des initiatives sont en perspectives tel le schéma directeur d’alimentation d’eau potable de la ville de Bamako qui ira jusqu’à 2032 et qui devrait permettre de desservir Bamako et environs en eau potable. Mais, l’accès demeure la question principale à se poser. Monsieur le ministre faite un tour en commune VI notamment dans les quartiers de Yirimadjio, Missabougou, Senou, Dianéguéla, Sokorodji voire Yorodiambougou.

Tièmoko Traoré
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