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Mariage précoce : Les enfants outillés pour lutter contre la pratique
Publié le vendredi 4 novembre 2016  |  Le challenger
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Sous le poids de la tradition et de la religion, le mariage précoce reste une pratique quotidienne. Aujourd’hui, les filles sont mariées avant d’atteindre la maturité physique et émotionnelle requise pour devenir épouse ou mère.

Face à cette situation préoccupante, le Parlement des enfants du Mali a décidé de prendre le taureau par les cornes. A cet effet, la Direction Nationale de la Promotion de l’Enfant et de la Famille a servi de cadre, le samedi 29 octobre dernier, à l’atelier national sur le rôle du parlement des enfants dans la prévention du mariage des enfants. Cela, en partenariat avec « Save the Children ».

Pendant deux jours, les enfants ont partagé leurs expériences en s’imprégnant des textes juridiques et réglementaires sur le mariage. En effet, tous les pays africains sont confrontés à ce problème du mariage des enfants, avec des statistiques très élevées (76% au Niger) ou très basses (2% en Algérie). Et le Mali, avec 55% occupe la 6ème position sur les 10 pays où le taux de mariage des enfants de moins de 18 ans est le plus élevé. La présidente du Parlement des enfants, Mlle Salimata Ibahrahima Sangaré, a déploré que les familles pauvres, dans la majorité des cas, considèrent la fille comme un fardeau économique et son mariage comme un indispensable moyen de survie pour la famille. Aussi, a-t-elle plaidé pour la scolarisation et le maintien des filles à l’école.



Dans le même sens, l’ancien président du parlement des enfants, travaillant actuellement au sein de l’ONG internationale Save the Children, Boncana Maiga affirmera que la pratique porte atteinte à l’intégrité physique de la fille, d’où le projet « Le mariage n’est pas un jeu d’enfant ».

Rappelons que ce projet s’appuie sur l’approche plaidoyer et campagne pour un changement de comportement individuel et collectif en vue de prévenir la pratique. Il s’articulera d’une part sur la prise en charge des actions des autorités et, d’autre part, autour de la revue de la législation en place. Pour sa part, le chef de la Division législation de la Direction nationale de la promotion de l’enfant, Ibrahim Alassane Cissé, a invité les enfants à plus d’implication en vue d’élaborer un document de plaidoyer en faveur de la lutte contre le mariage des enfants.

Aminata Dembélé, stagiaire

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