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Passerelles entre la région et le Mali : « Je ne lâcherai pas ! »
Publié le vendredi 4 novembre 2016  |  lavoixdunord.fr
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© aBamako.com par mouhamar
Primature: La passation de pouvoirs entre le PM sortant Moussa Mara et le PM entrant, Modibo Keita
Bamako, le 09 janvier 2015. La passation de pouvoirs entre le Premier ministre sortant, Moussa Mara et le Premier ministre entrant, Modibo Keita a eu lieu ce vendredi à la Primature.  
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Un an après avoir reçu l’ambassadeur du Mali, Vincent Ledoux accueille, ce samedi, Moussa Mara, l’ex-Premier ministre du pays. Il sera encore et toujours question de codéveloppement économique. Le maire de Roncq défend cette cause avec passion. Et il aimerait être davantage suivi.

– Pourquoi conseillez-vous aux entreprises de la région d’investir au Mali ?

« Parce que l’Afrique est un relais de croissance pour la France et que nous devons retrouver ce chemin que l’on a un peu trop laissé aux Chinois. Nous avons aujourd’hui un recul d’évaluation sur le récent cluster Sénégal – Afrique de l’Ouest, qui offre aux entreprises du BTP de la région les moyens de s’associer pour monter des projets dans ce coin du monde. Je prends pour exemple François-Yves Jolibois (dirigeant de la société nordiste Jade industrie), qui a fondé un centre de formation professionnelle aux métiers du BTP au Sénégal : aujourd’hui, il a créé autant d’emplois à Villeneuve-d’Ascq qu’à Dakar. »

– En quoi la présence de l’ex-Premier ministre du Mali peut-elle accélérer le processus ?

« Car c’est un homme politique jeune (41 ans), qui va compter dans l’histoire de son pays. Il ne cache d’ailleurs plus vraiment ses ambitions pour la prochaine élection présidentielle (de 2018). Il est convaincu que depuis la crise politique de 2012, le Mali n’a pas de politique économique cohérente. Et il aimerait y remédier. Cela rejoint la thèse que je défends avec passion, selon laquelle il faut réorienter notre aide au développement vers l’économie. »

– Vous teniez déjà ce discours, il y a un an, lors de la venue de l’ambassadeur du Mali à Roncq.

« Tout à fait. Et c’est un sujet que je continuerai d’investir de plain-pied si je suis réélu à la commission. Je ne lâcherai pas ! Il ne faut pas avoir de vision angélique : une partie de l’argent envoyée en Afrique est détournée par les États. Nous obtiendrons les résultats souhaités si nous donnons cet argent directement aux entreprises. »

– Quels sont-ils, justement, ces résultats souhaités ?

« Nous sommes dans une logique de codéveloppement. C’est un contrat gagnant-gagnant. Bientôt, l’Afrique comptera deux milliards d’habitants, dont 780 millions de francophones. Investir en Afrique, c’est aussi combattre la migration économique. C’est, en l’occurrence, aider les Maliens pour qu’ils restent chez eux et deviennent nos clients de demain. C’est enfin jouer un rôle majeur dans la sécurité. »

– C’est-à-dire ?

« Le Mali, comme notre pays, n’échappe pas au phénomène de radicalisation religieuse. C’est par le travail que l’on arrivera à «dégangrener» cette situation. »

– Vous sentez-vous accompagné dans cette cause que vous défendez depuis longtemps ?

« J’ai le sentiment que les citoyens ne vivent pas vraiment ce lien qui nous unit au Mali et c’est dommage. On pourrait faire tomber beaucoup de tabous. J’aimerais, en outre, que les Régions de France apportent un appui logistique et financier plus important à cette aide au développement, car elles ont cela dans leurs compétences économiques. Il y a encore du boulot. »

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