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Conférence générale des Parquets « Le Ministère public face à l’action publique »
Publié le samedi 12 novembre 2016  |  Mali Sadio
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© aBamako.com par Momo
Conférence de presse de L`avocat Me Mamadou Konate sur l’Affaire Birama Touré
Bamako, le 04 mars 2016 L`avocat du dossier Me Mamadou Konate et le président du comité de soutien Kassim Traoré étaient devant la presse
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« Plus souvent que jadis, on vole dans notre pays. Désormais dans notre pays, on braque des automobilistes, on vole leurs biens, on enlève leurs enfants, on tue les paisibles citoyens à bout portant au moyen d’armes les plus sophistiquées, volées ou enlevées sur des hommes en armes, on fait sauter des bombes dans les contrées les plus reculées, mais aussi en ville et dans les entrées des villes, des grenades sont explosées, des mines sautent avec les gens », c’est en ces termes que le ministre de la Justice et des droits de l’Homme, Garde des sceaux, Me Mamadou Ismaël Konaté, a introduit son discours, lors de la cérémonie d’ouverture, de la conférence générale des parquets, tenue les 7, 8 et 9 novembre 2016, à l’Ecole du Maintien de la Paix, Alioune Blondin Beye.
L’activité a mis aux prises, plusieurs personnalités relevant des corps judiciaires et institutionnels, à savoir : NouhoumTapily, Président de la Cour Suprême, ManassaDagnoko, Présidente de la Cour constitutionnelle, M. Baba Akhib. Haïdara, Médiateur de la République et des Procureurs de la République, près les tribunaux de Première ou de grande Instance.

La conférence des parquets est un espace de rencontre entre les autorités judiciaires et la chancellerie judicaire de la Justice. Trois interventions ont marqué la cérémonie d’ouverture notamment, le discours introductif du directeur national des affaires judiciaires et du seau, M. Christian Idrissa Diassana, l’allocution du Médiateur de la République, M. Baba Akhib Haidara et celui d’ouverture de du ministre de la Justice et des droits de l’Homme, Garde des sceaux.

La thématique adoptée, pour le directeur national des affaires judiciaires et du sceau, recouvre toute sa signification : «Le Ministère public face à l’action publique». Cette thématique, faut-il le noter, sera déclinée en plusieurs sujets de grande actualité. Ainsi, le rapport entre la justice nationale et la justice internationale dans un contexte de crise sera passé au peigne fin avec l’intervention de personnalités maliennes et étrangères de haut niveau.

«Rappel sera fait de la saisine par le Mali de la Cour pénale internationale et des enquêtes que celle-ci, en vertu de cette saisine, a menées et est en train de mener sur les crimes perpétrés au Mali et qui entrent dans son domaine de compétences », a expliqué M. Diassana. Aux dires de M. Baba A. Haïdara, quand on évoque l’action publique, le Médiateur de la République pense à la fois à ceux qui ont la chargé de la déclencher et à ceux qui peuvent en être l’objet, c’est-à-dire, les citoyens et en particulier les usagers des services publics.

Le Médiateur de la République reconnait et salue les efforts des magistrats, et particulièrement ceux du parquet, en faveur du respect et de la préservation des droits et libertés des citoyens, lorsque les circonscriptions les amènent à requérir l’application de la loi. Il dira qu’ils sont conscients que l’action publique déclenchée par le Ministère public s’inscrit dans la logique de la présentation de la paix et de la quiétude au sein de la société.

Ce faisant, cette action contribue au bon fonctionnement de l’Etat de droit. L’institution du Médiateur de la République, quant à elle, est magistère d’influence dédiée au règlement à l’amiable des litiges entre les organisations investies de mission de service public et les usagers de ce service. Après avoir fait le point sur la situation sécuritaire qui sévit actuellement dans le pays, le ministre de la Justice, Me Mamadou I. Konaté requiert que face à tout cela, allons-nous prendre plus longtemps le risque de demeurer inertes, passifs sans que l’on court cet autre risque de la non-assistance à personne en danger ?

Avant d’ajouter qu’il devient absolu de protéger les populations contre le mal et le mal absolu. Il s’adressa aux procureurs, en ces termes qu’une telle conférence, première du genre, sert à les réunir tous pour évoquer les dangers qui minent la quiétude. Ce n’est pas tout de les évoquer, il faut les évaluer, les apprécier et les juguler. Deux jours et demi durant, ils auront échangé sur les questions relatives à l’organisation, au fonctionnement de l’Institution judiciaire en général et du Ministère public qu’incarnent les procureurs. Ils se sont interrogés sur leurs missions nouvelles et variées, consécutivement au contexte de l’heure et au regard de la crise qui frappe ce monde et qui atteint notre pays, à son cœur et à sa tête.



Drissa KEITA
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