Accueil    Shopping    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Le Mali    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article




  Sondage


 Autres articles


Comment

Politique

La situation au Mali pas du tout stable, selon le CICR
Publié le vendredi 22 fevrier 2013  |  AFP


© Autre presse par DR
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR)


 Vos outils




 Vidéos

 Dans le dossier

GENEVE, 22 fév 2013 (AFP) - La situation au Mali n’est "pas du tout
stable", a déclaré vendredi le chef de la délégation du CICR (Comité
international de la Croix-Rouge) au Mali et au Niger, Jean-Nicolas Marti, de
passage à Genève.
"Contrairement à ce que certains auraient pu imaginer à la suite de la
reprise des villes principales par l’armée française et par larmée malienne,
la situation n’est pas du tout stable, calme", a-t-il déclaré.
Selon lui, les attaques suicides risquent de perdurer, et la "situation
actuelle n’est pas propice au retour des populations".
"Il y a eu des dizaines de milliers de personnes qui ont fui leurs villes
déjà avant l’intervention française, mais il y en a eu d’autres dizaines de
milliers", qui ont fui depuis cette intervention, a-t-il ajouté.
Pour M. Marti, "il existe un sentiment de peur vis-à-vis des éventuelles
exactions que pourraient commettre les forces de sécurité maliennes".
On assiste à des retours très limités, selon le CICR. Ce sont souvent des
aller-retours effectués par un homme jeune choisi dans la famille déplacée,
qui va voir sur place s’il est possible de rentrer ou pas.
Le CICR est en train de porter assistance à quelque 7.000 Maliens réfugiés
au nord-est du pays, à Tinzawaten, près de la frontière algérienne. Le CICR
leur a distribué des kits de biens essentiels, tels que des bâches et de
jerricans, ainsi qu’une aide alimentaire.
Par ailleurs, le CICR a pu visiter des prisonniers, arrêtés récemment, et
incarcérés dans des prisons à Bamako et Mopti, ainsi qu’à la gendarmerie de
Gao.
Sans vouloir donner de détails sur l’état des prisonniers -des informations
réservées aux autorités-, M. Marti a indiqué qu’il avait constaté "beaucoup de
haine et de tensions accumulées".
Le CICR dispose d’une équipe de 250 personnes au Mali et au Niger,
constituée d’expatriés et de locaux.
Au Nord Mali, quelque 50 personnes du CICR sont présentes, mais uniquement
des locaux et des expatriés africains, pour des raisons de sécurité.
Le CICR craint qu’une "certaine précarité" s’installe au nord du pays, où
l’organisation a constaté des "tensions persistantes entre les ethnies".
L’organisation a également indiqué être en contacts réguliers avec l’armée
française. "Le dialogue est bien installé", a déclaré le délégué du CICR.
Concernant le Niger, où le CICR s’occupe de quelque 5.000 réfugiés maliens
à Niamey, M. Marti a déclaré que la situation "est calme". Il y a cependant
"un certain sentiment de crainte parmi les expatriés", a-t-il dit, soulignant
que la situation était compliquée en raison "des voisins turbulents du pays",
citant la Libye, le Mali et le nord du Nigeria.

 Commentaires