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Trois ambassadeurs cités à comparaître : Diamou, Koumaré et Tiéfing à la barre !
Publié le vendredi 2 decembre 2016  |  Nouvelle Libération
Défense
© aBamako.com par A S
Défense et sécurité: sortie de la 4è promotion de l`Etat-major de la gendarmerie nationale.
Bamako, le o4 juillet 2013 à l`école nationale de gendarmerie. La cérémonie de sortie de la 4è promotion de l`Etat-major de la gendarmerie nationale et de la 15è promotion de la cour supérieure de la gendarmerie a été présidée par le président de la république par intérim, le pr Dioncounda Traoré.
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Le procès du Général Amadou Haya Sanogo s’est ouvert hier à Sikasso. 17 personnes sont citées à comparaître dans le cadre de l’affaire relative à la tuerie de 21 bérets rouges.

Le procès du Général Amadou Haya Sanogo s’est ouvert hier à Sikasso. 17 personnes sont citées à comparaître dans le cadre de l’affaire relative à la tuerie de 21 bérets rouges. Parmi eux, l’ancien ministre de la Défense Yamoussa Camara et le chef d’état-major des Armées lors des faits, Dahirou Dembélé. Et les autres, ceux qui occupaient des postes stratégiques quand ces bérets rouges avaient disparu ? Les avocats du Général se souviennent d’eux et demandent que certains soient cités à comparaître.

Le 30 avril 2012, un groupe de soldats fidèles à l’ancien président Amadou Toumani Touré décident de réagir au coup d’Etat qui vient de destituer leur ancien mentor et s’attaquent au camp de Kati (où la junte avait pris ses quartiers) et l’aéroport international de Bamako-Senou.



Officiellement, disent certains, c’était juste pour protester contre le traitement que les bérets rouges (fidèles à ATT) subissaient de la part des bérets verts (auteurs du coup d’Etat). Les premiers, faut-il le rappeler, étiquetés proches de l’ancien régime, étaient marginalisés, menacés, mis à la retraite, tous les jours. Devenus de véritables parias au sein de la grande muette, il fallait, estimaient certains, réagir.

C’est ainsi que deux petits groupes de militaires sont partis (en début d’après-midi) du camp de Djicoroni. L’un se dirigea sur Kati et l’autre prit la route de l’aéroport. Une opération de survie simplement mais qui a été, malheureusement, traitée avec une telle démesure qu’on aurait cru que le pays était en guerre. Le paradoxe est que pendant ce temps, le pays était occupé et aucun militaire n’osait se rendre au-delà de Ségou.

Des militaires ont été tués, plusieurs corps ont disparu et on a fini par découvrir plusieurs charniers dans les environs de Kati. Des charniers dont le plus célèbre est celui de Diago. Une véritable terreur à l’image de toute la période au cours de laquelle Sanogo et ses amis étaient aux affaires.

À présent donc, comme le souhaitaient beaucoup de Maliens, le procès, tant attendu, de ces tragiques événements, vient de démarrer. Seulement, se demande un grand nombre d’entre eux, la justice ira-t-elle jusqu’au bout ? La vérité sera-t-elle dite ? Aura-t-on l’occasion d’entendre tous ceux qui, de près ou de loin, sont impliqués dans ces tueries ? Les avocats de Sanogo en doutent et n’entendent pas se laisser faire.

Ils viennent de citer à comparaître certaines personnalités qui occupaient de hautes fonctions au moment des faits. Parmi elles, l’ancien directeur de la gendarmerie, Diamou Kéïta, un ancien ministre, Mamadou Koumaré, et l’ancien ministre de la Sécurité intérieure, Tièfing Konaté. Tous sont, aujourd’hui, ambassadeurs. Disons qu’il fallait s’attendre à un tel agissement de la part des avocats de Sanogo d’autant plus que ces trois hommes étaient au cœur de la sécurité nationale à l’époque.

On se souvient qu’un parmi eux a même témoigné sur les antennes de l’ORTM en faveur de l’arrestation de certains militaires, la présence d’armes chez un homme politique et la présence de mercenaires. La justice va-t-elle se soumettre à cette requête qui consiste à faire comparaître tous ceux qui seront cités dans le cadre de cette affaire ? Suivons…

Moussa Touré
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