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Ouverture de l’Antenne régionale de la CVJR de Bamako : Les victimes peuvent désormais faire des dépositions pour obtenir réparation des préjudices causés
Publié le lundi 5 decembre 2016  |  Le 22 Septembre
La
© aBamako.com par FS
La cérémonie d`ouverture de l`antenne régionale de la CVJR de Bamako
La CVJR a procédé le Jeudi 1er Décembre 2016 à l`ouverture de son antenne régionale de Bamako à Sotuba ACI.
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C’est à Sotuba ACI, avenue de l’Armée, non loin du Monument de la Liberté, que se situe le siège de l’Antenne régionale de la Commission, Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) de Bamako.
La cérémonie d’ouverture de cette antenne régionale a eu lieu le jeudi 1er décembre, en présence du Président de la CVJR, Ousmane Oumarou Sidibé, du représentant du Maire de la Commune I de Bamako, M’Pè Diarra, de celui des Organisations de Défense des Droits de l’Homme, Mme Sangaré Oumou Niaré, de celui de la division des Droits de l’homme de la Minusma, Guillaume N’Guafan, du Directeur de la Coopération allemande au Mali, Jorgan Kock, et du porte-parole des victimes, Modibo Samba Touré
C’est Mme Diop Djénéba Mariko qui est la Chef d’Antenne régionale de la CVJR du District de Bamako. Après les mots de bienvenus du représentant du Maire de la Commune I, la représentante des Organisations de défense des Droits de l’Homme a affirmé que le Mali, depuis son indépendance, avait connu quatre rébellions, en 1963, 1990, 2006 et 2012 et trois coups d’Etat, en 1968,1991 et 2012. «Ces rébellions et ces coups d’Etat ont entrainé de graves violations de droits de l’homme et occasionné d’énormes souffrances à l’ensemble du peuple malien», dira-t-elle.
«La CVJR a pour objectif l’instauration d’une paix durable, à travers la recherche de la vérité, la réconciliation et la consolidation de l’unité nationale. Pour ce faire, la CVJR couvre les crises, les conflits et les évènements subis par le Mali de 1960 à nos jours. La mise en place de ses antennes régionales est une étape qui marque le début des travaux de la Commission sur le terrain, avec des objectifs clairs et précis.
Il s’agira de mener des enquêtes sur les cas de violations des droits de l’homme, d’établir des vérités sur ces violations, de situer les responsabilités et de proposer des mesures de réparation des dommages causés aux victimes. C’est à elles d’aller faire des dépositions dans les Antennes régionales», affirmera Mme Diop.
Le représentant de la division des Droits de l’Homme de la Minusma déclarera que la Mission se réjouit du développement institutionnel que la CVJR a achevé jusqu’à aujourd’hui. «Après avoir recruté une partie du personnel et assuré sa formation, la Commission ouvre sa première Antenne régionale à Bamako. Cette étape sera suivie par l’ouverture des Antennes régionales de Ségou, le 6 décembre, de Mopti, le 11 décembre, et de Tombouctou et Gao, le 15 décembre.
La Minusma, pour sa part, ne ménagera aucun effort pour appuyer le Mali dans ses actions en faveur de la paix, de la stabilité et du respect de droits de l’homme.
Le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme réitère son engagement à apporter son soutien à la CVJR en vue de la réalisation complète de ses missions», a conclu Guillaume N’Guefan.
Avant de procéder à la coupure du ruban symbolique, le Président de la CVJR confiera que l’ouverture des Antennes régionales constitue un moment-clé dans le démarrage des travaux de la Commission.
«Grâce à l’appui de la GIZ, nos conseillers régionaux et nos preneurs de déposition ont été bien formés, notamment quant à la manière d’identifier les types de violations des droits de l’homme et par rapport à la connaissance des principes déontologiques, comme la neutralité, l’impartialité, la confidentialité, la protection contre l’auto-incrimination et la sécurité».
Ousmane Oumarou Sidibé a invité les chefs d’antennes, les conseillers régionaux et les preneurs de dépositions à s’armer de courage et d’abnégation pour pouvoir gérer le stress, les émotions et les conflits inhérents à ce type d’activités.
«Ce sera l’occasion de permettre aux victimes d’exprimer leurs souffrances et à la CVJR de formuler des recommandations pour la réparation des préjudices qui ont été causés et, le cas échéant, de leur proposer un accompagnement médical et psychologique», a expliqué le Président de la CVJR.
Adama Bamba
Source: 22 Septembre
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