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Abdrahamane Diarra de l’URD « IBK est un populiste tout simplement »
Publié le mardi 13 decembre 2016  |  le Figaro du Mali
Conférence
© aBamako.com par Momo
Conférence de presse de Soumaila Cissé
Bamako, le 24 mai 2016 Soumaila Cissé a organisé une Conférence de presse sur l’affaire des 27 milliards de L’UEMOA a la maison de la presse
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Promu au sommet du bureau politique national de la jeunesse URD, Abdrahamane Diarra, dont le parti dirige l’opposition républicaine et démocratique, ne ménage pas les mots contre le régime d’Ibrahim Boubacar Keita. « On ne peut pas fonder la prospérité d’une minorité sur la misère de la majorité du peuple. » dit-il. Dans une interview qu’il a bien voulu nous accorder, il a abordé des sujets d’hier et d’aujourd’hui avec pureté et dureté.



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FIGARO DU MALI : Monsieur DIARRA, depuis bientôt une année à la tête de la Jeunesse URD, Quel est l’état de santé du bureau que vous dirigez ?



ABDRAHAMANE DIARRA : Merci Monsieur CISSE pour l’opportunité que vous m’offrez.



J’ai été élu à la tête de la jeunesse urd à la faveur du 2ième congrès ordinaire de notre mouvement le 27 mars dernier par mes camarades. Nous avons commencé par élaborer un programme d’activités quinquennal pour notre mandat qui est de cinq ans, ce programme est assorti de plans d’actions annuels. Comme pour vous dire que c’est le changement dans la continuité car j’ai été secrétaire de mon prédécesseur le Dr Madou DIALLO. De la mise en place de notre bureau à aujourd’hui, nous travaillons :

Au renforcement de nos structures à la base,
A collaborer avec les organisations de jeunesse,
A l’atteinte des objectifs du parti à travers les différentes élections organisées dans le pays,
A la sensibilisation des populations sur la vision de notre parti, le rôle de l’opposition et l’impérieuse nécessité d’emmener notre président l’honorable Soumaïla CISSE de Chef de File de l’Opposition à Président de la République du Mali pour sortir le pays de l’ornière.
Donc mon bureau se porte bien car effectue un travail remarquable depuis sa mise en place.



F D M : Même quand vous êtes convaincus par des tripatouillages électoraux, certains pensent que vous renoncez à chaque fois. Est-ce par incapacité ou par souci de stabilité ?



A D : Evidemment c’est par souci de stabilité. De l’avènement du régime IBK à aujourd’hui, il y a eu malheureusement six (6) décès de députés. Les députés élus, à Yorosso dans la région de Sikasso, à Ansongo dans la région de Gao, en commune v du district de Bamako, à Baraouéli et Tominian dans la région de Ségou, et à Mopti. Ces décès ont occasionné l’organisation de cinq (5) élections législatives partielles, et chacune de ces élections notre l’urd est venu en tête au premier tour et a été injustement écarté par la fraude à outrance et en toute impunité. Nous avons introduit des requêtes à chaque fois avec des preuves irréfutables mais rien n’y fit. A Tominian notre candidat s’est classé premier avec plus de 12 000 voix pendant que le second arrive avec 5 000 voix, j’espère que pour une fois le pouvoir aura un peu de décence en évitant la fraude au second tour.

Nous venons d’assister aux élections communales du 20 novembre 2016. Pour cette élection, il y a eu une planification de la fraude électorale (en amont, pendant et après ces élections). Et notre parti l’urd était une cible à abattre par ce régime, c’est pourquoi ils ont attaqué injustement nos listes dans plusieurs circonscriptions et sont parvenus à faire annuler quatorze (14) listes urd . Ils ont pris les moyens de l’Etat pour pervertir les élections, ils ont créé une confusion totale sur la loi devant régir ces élections et ont tripatouillé les résultats en plus du bourrage extraordinaire d’urnes. Mais malgré tout, l’urd est ressorti grandi et renforcé de ces élections.



Oui même sachant la fraude électorale nous évitons une situation de crise post-électorale à chaque fois pour préserver le peu de quiétude que notre pays vit. Nous nous sommes toujours limités aux moyens légaux par lesquels nous avons toujours revendiqué la justice, la justice vraie, mais nous faisons de notre mieux en sensibilisant nos militants à accepter la situation en évitant la violence, mais nul ne pourra éternellement maintenir le peuple dans le calme tout en vivant dans l’injustice.



F D M : Avec la gouvernance que l’opposition a toujours décriée, peut-on penser que la note du régime s’améliore de votre côté ?



A D : Je pense plutôt que la note du régime régresse. Tous les graves actes de mal gouvernance posés par le régime et dénoncés par l’opposition restent et demeurent impunis. A ce sujet, nous animons l’opposition avec patriotisme et nous tiendrons le cap jusqu’à parvenir à l’alternance. Nous disons aux gouvernants du jour, qu’on ne peut pas fonder la prospérité d’une minorité sur la misère de la majorité du peuple.



F D M : Entre Soumaïla CISSE et IBK, quelle est la différence fondamentale entre les deux ?



A D : L’honorable Soumaïla CISSE et le Président IBK sont deux personnalités vraiment différentes. Le premier se caractérise par sa compétence, son expérience et sa crédibilité, sa vision, son amour et son attachement au travail bien fait mais aussi et surtout sa probité et la qualité de ses collaborateurs tandis que le second est un populiste tout simplement.



F D M : Certains disent que Soumaïla Cissé est mal conseillé et que beaucoup de cadres trahissent sa confiance, avez-vous fait le constat ?



A D : Je n’ai vraiment pas fait ce constat. Vous savez l’une des forces du Président Soumaïla est sa capacité d’écoute. Tout ce que je sais, nous sommes nombreux à collaborer avec le Président sous son leadership depuis des années et nous resterons fidèles pour toujours car notre collaboration est fondée sur des valeurs et non des intérêts.



F D M : L’URD parmi les trois premières forces politiques du Mali, avec le RPM et l’ADEMA, Comment inverser le rapport de force à la présidentielle prochaine sachant que ces deux sont des alliés ?



A D : Nous n’aurons pas à faire cela, car la tendance est déjà renversée, le peuple a tout compris et n’attend que les élections pour faire le meilleur choix.



F D M : Récemment Moussa Mara a exclu tout dialogue avec Iyad prenant du coup l’antithèse de Soumi, n’est-ce pas pertinent ses propos ?



A D : A mon avis, après toutes les difficultés que le Mali a connues, je ne vois pas comment envisager une sortie de crise en excluant le dialogue. C’est qu’il faut veiller aux conditions de ce dialogue mais c’est la voie incontournable. Et c’est ce que le Président Soumaïla a toujours proposé.



F D M : Le procès Sanogo s’est ouvert puis renvoyé à l’année prochaine, il a joué un grand rôle dans l’élection présidentielle contre l’URD, quelle lecture faites-vous de ces assises judiciaires ?



A D : A l’urd, malgré que l’intégrité physique ainsi que les biens matériels de notre Président aient été atteints, nous n’en faisons pas une fixation.



Les actes posés par le capitaine Amadou Aya SANOGO et ses compagnons ont précipité notre pays dans la crise. A l’époque, nous nous avons au sein du FDR (FDR : Front pour la Sauvegarde de la République et de la Démocratie) condamné le coup d’Etat et avons appelé les putschistes à retourner dans les casernes et de laisser le pouvoir aux civiles pendant d’autres dont les tenanciers du pouvoir les ont soutenu. Ils ont manifestement orchestré la fraude électorale pour installer leur soutien à Koulouba. Se croyant faiseur de roi Amadou Aya à continuer à terroriser les katois jusqu’à contraindre le PR IBK à dire je cite ¨ Kati ne fera plus peur à Bamako encore moins à Koulouba¨. Ensuite il a été inculpé avec 17 autres coaccusés pour enlèvements et complicité d’enlèvements, assassinats et complicité d’assassinats. A la tombée de la nouvelle de la tenue de leur procès, ce fut une surprise agréables pour les maliens en général et les familles des bérets rouges en particulier. Mais suites aux suspensions de ce procès et son report en 2017, les maliens se demandent si ce procès n’a pas été politisé.

A ce stade je dirai tout simplement que les maliens attendent que la justice soit dite, et la suite de ce procès détermine fortement l’avenir de la stabilité du Mali. De toutes les façons les faits reprochés aux accusés sont des crimes contre l’humanité, donc au-delà de la justice malienne, la Cour Pénale Internationale peut et doit se saisir de ce dossier pour que plus jamais de tels actes ne se reproduisent dans notre pays.



F D M : votre appel ?



A D : mon appel ?

Je remercie le peuple malien en général et les militantes et militants urd en particulier pour leur vote massif et amplifié en faveur des listes de candidats urd, une preuve de la prise de conscience collective. Un témoignage à l’endroit de l’honorable Soumaïla CISSE et de l’urd pour leur dire continuer sur cette voix nous avons tout compris et nous vous faciliterons l’accès au pouvoir car vous avez la solution au problème du Mali.

Que la paix et la quiétude reviennent dans notre pays !

Interview réalisée par A.B.C
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