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Exécution du budget d’état 2016 au 30 septembre : un solde budgétaire déficitaire de 95,758 milliards de fcfa
Publié le mercredi 21 decembre 2016  |  L’Essor
séssion
© aBamako.com par A.S
séssion à l`AN
Bamako, le 25 février 2016 une loi a ete vote sur le Blanchiment de capitaux et financement du terrorisme
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Les dépenses sont évaluées à 1.112,034 milliards Fcfa. Les recettes ont été réalisées à hauteur de 1.016,276 milliards Fcfa.




Les députés ont adopté le jeudi 16 décembre la Loi de finances 2017. Dénommée « Budget d’Etat », cette loi détermine les ressources et les charges de l’Etat au cours d’une année. Elle prévoit, autorise l’ensemble des recettes et des dépenses, et définit les priorités du gouvernement. Ainsi, les recettes prévisionnelles, au titre de 2017, sont estimées à 2.013,578 milliards de Fcfa. Les dépenses atteindront 2.270,647 milliards de Fcfa.

En attendant son entrée en vigueur à partir du 1er janvier 2017, il importe de jeter un regard rétrospectif sur l’état d’exécution de la Loi de finances rectifiée en 2016.Les contribuables, brandissent les partisans du budget citoyen, doivent être informés de l’utilisation que font les gouvernants des ressources mises à leur disposition pour améliorer les conditions de vie des populations. En application de ce principe de transparence, l’état d’exécution du budget au 30 septembre 2016 est disponible sur le site internet du ministère de l’Economie et des Finances. L’analyse du budget d’Etat, à cette date, évalue les dépenses, sans le financement extérieur du Budget spécial d’investissement (BSI), à 1.112,034 milliards Fcfa, contre une prévision annuelle de 1.797,259 milliards Fcfa, selon le rapport provisoire sur la situation d’exécution .dudit budget au 30 septembre 2016. Il en ressort que les charges ont été exécutées à hauteur de 61,87%, contre 53,19% à la même période en 2015.

Les ressources ont été réalisées à hauteur de 1 016,276 milliards Fcfa, contre une prévision révisée de 1.505,303 milliards Fcfa. En terme de taux, il apparaît que 67,51% des recettes prévisionnelles ont été réalisées à la date du 30 septembre, contre 69,96% à la même période en 2015. Ainsi, l’exécution dudit Budget, sans le financement extérieur du BSI au 30 septembre 2016, dégage un solde budgétaire déficitaire de 95,758 milliards de FCFA, concluent les analystes. Ils expliquent ce déficit par les tirages sur les disponibilités en début d’exercice et les instances de paiement.

Avant une analyse détaillée sur le niveau d’exécution des différentes dépenses, soulignons que la répartition des dépenses se fait par nature, par fonction et par destination. Le tout s’est fait dans un contexte économique international à géométrie variée. Le taux moyen de 3,1% de croissance économique est à l’image du ralentissement de la reprise économique amorcée par les Etats-Unis. En Europe, le BREXIT a accentué les incertitudes sur les perspectives économiques. La Chine, au même moment, passe à une économie fondée sur les services et la consommation qui est moins dépendante de l’importation massive des matières premières.

Les perspectives macroéconomiques s’annoncent favorables, au plan national. La croissance réelle du PIB s’établira à 5,4% en 2016, un peu en deçà des 6% réalisés en 2015. Mais, elle reste solide en lien avec les performances des secteurs agricole et tertiaire. La prouesse de ces secteurs est due aux politiques du gouvernement en matière de soutien au secteur agricole et à l’anticipation à la bonne pluviométrie.

A la lumière de ce contexte national rassurant, le taux d’exécution des crédits au niveau des pouvoirs publics et des administrations centrales (les dépenses des charges communes, des institutions, des départements ministériels et des établissements publics à caractère administratif…) est de 60,77%. Il s’explique surtout par le taux d’exécution des dépenses de transfert et subventions, des salaires du personnel, des dépenses en équipement et investissement, des autres dépenses, des dépenses en communication et énergie, et des remboursements de la dette.

Le taux d’exécution des crédits alloués aux administrations déconcentrées des régions est 71,69%. Ce taux s’explique essentiellement par le taux d’exécution des salaires du personnel, des autres dépenses, des dépenses de matériels – fonctionnement, des dépenses de transfert et subventions et des dépenses en communication et énergie. S’agissant des budgets annexes, comptes et fonds spéciaux, leur niveau d’exécution est de 47,58% et est imputable aux budgets annexes des entrepôts du Mali dans les différents ports maritimes de la sous-région, en particulier les entrepôts maliens au Togo, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, en Guinée, au Ghana et en Mauritanie. Exécutés dans différents pays en dehors du Mali, l’exécution de ces budgets n’est pas interconnectée dans la chaîne informatique de la dépense. C’est après exécution qu’il est procédé à leur saisie dans la base de données informatique de la loi de Finances.

De l’analyse de l’exécution du budget par nature de dépenses au 30 septembre 2016, il ressort que les dépenses de personnel enregistrent un taux d’exécution de 69,95% pour l’administration générale de l’Etat. Il est de 66,33% pour le personnel des collectivités territoriales. Les autres dépenses enregistrent un niveau d’exécution de 60,66%, contre 53,17% à la même période en 2015. Cette hausse est imputable en grande partie aux dépenses électorales, de formation aux frais de location des bâtiments administratifs baillés, à la liquidation du passif régulier, aux autres dépenses des ministères ou exceptionnelles, à l’entretien courant des bâtiments des départements ministériels et des régions.

La rubrique transfert et subventions dégage un niveau d’exécution de 75,25%, contre 63,75% en 2015. L’augmentation s’explique par la prise en charge des dépenses de transfert d’équilibre de la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS) au titre du paiement des pensions, des bourses et allocations d’études , l’avance à l’EDM-SA , les intrants agricoles, l’appui à la promotion du gaz butane, la participation au fonctionnement des départements ministériels, l’apurement du passif au titre de la dette , la subvention à l’enseignement privé et les dépenses diverses de transfert des Régions.

Les dépenses de fonctionnement ont été mises en œuvre à hauteur 59,85%, contre 60,61% à la même période en 2015. La baisse est imputable principalement aux dépenses dans les matériels didactiques, de frais d’examen, de demi-bourse et matières d’œuvres. Elle est surtout due aux besoins nouveaux des services et aux dépenses en alimentation des départements ministériels, de matériels et de fonctionnement des départements ministériels, des EPA et des Régions.

Concernant les dépenses d’équipement – investissement (sans le financement extérieur du BSI), elles enregistrent un taux de réalisation de 54,67%, contre 32,24% en 2015. Elles portent essentiellement sur les investissements pour l’équipement de l’armée, à l’opération militaire «Badenko» au niveau des charges communes et des dépenses en investissement des ministères et des EPA.

L’analyse par fonction révèle que les taux plus élevés ont été enregistrés au niveau des secteurs sociaux avec 68,08%, de la défense et de la sécurité pour 63,08%, des infrastructures pour 60,86%, de l’Administration générale et de la diplomatie pour 59,18%. La fonction Santé enregistre un taux d’exécution de 49,09%, contre 44,42% à la même période en 2015.
C. M. TRAORE
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