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Comité de Suivi de l’accord : La CMA suspend sa participation et demande l’organisation d’une rencontre de haut niveau pour « sauver l’accord »
Publié le jeudi 22 decembre 2016  |  Le Républicain
Conférence
© aBamako.com par A S
Conférence de presse de la CMA sur la situation à Kidal
Les membres de la Coordination des Mouvements de l`Azawad (CMA) ont animé une conférence de presse le 18 Octobre 2016, afin de partager avec les journalistes, la situation de Kidal
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18 mois après la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, le blocage persiste au niveau du Comité de Suivi de l’Accord(CSA), l’organe chargé de sa mise en œuvre. La Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) vient, une fois de plus, de suspendre sa participation au Comité et demande l’organisation urgente d’« une rencontre de haut niveau de la médiation internationale élargie en vue de sauver l’Accord et préserver la crédibilité du processus et de tous les acteurs impliqués ».

L’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu des pourparlers d’Alger trainent dans son application. Le 19 décembre passé à l’ouverture de la 14e session du Comité de Suivi de l’accord, la Coordination des mouvements de l’azawad, à travers un communiqué, a suspendu sa participation au CSA et à ses différentes sous comités. Les raisons avancées dans le communiqué signé par Alghabass Ag Intalla, le président de la CMA sont : 18 mois de la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, aucun des points inscrits au titre de la période intérimaire notamment les reformes institutionnelles prévues pour l’ancrage ce l’accord en vue de la refonte de l’Etat n’a été opéré de façon concertées entre les parties ; les violations répétées du cessez le feu et des arrangements sécuritaires par les mouvements armés progouvernementaux se traduisent par : des attaques des positions officielles de la CMA, des atteintes graves aux droits humains( exécutions sommaires, spoliation de biens…), le déplacement forcé des populations de leur zone d’attache… ; la recrudescence de la violence engendrée par les différentes collusions nées du trafic de drogue et du terrorisme ; les conditions de vie de plus en plus difficiles des populations refugiées et déplacées et le manque de perspectives pour leur retour ; la prolifération de groupes armés encouragés et entretenus par le gouvernement dans le but d’entraver la mise en œuvre de l’accord ; la démarche du gouvernement tendant à vider l’accord de son contenu en ne prenant que des mesures à sa seule convenance ; les recommandations issues des sessions du Comité de Suivi de l’Accord ne sont jamais suivies d’effet ; la difficulté pour la médiation internationale à encadrer et à faire respecter les engagements pris par les parties à l’accord ; la confusion totale et le manque de lisibilité dans les perspectives que l’Accord est sensé apporté.

L’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali serait donc en danger, selon la CMA qui « appelle urgemment à une rencontre de haut niveau de la médiation internationale élargie en vue de sauver l’Accord et préserver la crédibilité du processus et de tous les acteurs impliqués. »
Pour rappel, à la fin de la 13e session en fin novembre( 28 et 29 novembre), le Comité de Suivi de l’Accord avait prévu pour le 10 décembre , au plus tard, le démarrage du Mécanisme Opérationnel de Coordination reporté à plusieurs reprises. Lors de cette session, les parties n’étaient pas parvenues à s’attendre sur le Mécanisme Opérationnel de Coordination(MOC) et l’installation des autorités intérimaires.

M.K. Diakité
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