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Pour doléances non satisfaites : Les magistrats rompent totalement
Publié le mardi 17 janvier 2017  |  L’Indicateur Renouveau
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© aBamako.com par A S
La rentrée des Cours et Tribunaux 2016-2016
Le Palais de la culture Amadou Hampâté de Bamako a abrité le jeudi 10 novembre 2016 l’audience solennelle de la rentrée des Cours et Tribunaux 2016-2016
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Au sortir d’une assemblée générale extraordinaire hier, les magistrats ont, à l’unanimité, décidé de convertir leur grève, initialement de sept jours, en grève illimitée jusqu’à satisfaction totale de leurs revendications.
Le bras de fer entre le gouvernement et les deux syndicats de la magistrature semble avoir atteint son point culminant. Le Syndicat autonome de la magistrature (Sam) et le Syndicat libre de la magistrature (Sylima) ont tenu une énième assemblée générale ce lundi dans la salle d’audience de la Cour d’appel de Bamako pour faire état des lieux des revendications. Ce duel syndicat-gouvernement prend une allure inquiétante.
Les juges se disent cette fois-ci prêtes à en découdre avec le gouvernement qui est en train de fouler au pied les intérêts du pouvoir judiciaire. Les griefs mis au compte du gouvernement sont nombreux, selon Cheick Mohamed Chérif Koné.
Selon le président du Sam, le gouvernement n’a pas respecté des éléments essentiels du principe de l’indépendance du pouvoir judiciaire et ses engagements internationaux relatifs aux normes minimales sur l’instruction judiciaire et sur le traitement des magistrats.
"Constatant la banalisation du mouvement syndical des magistrats par le pouvoir en place, caractérisée par le mépris, tirant les conséquences de la fermeture de la porte du dialogue par le gouvernement, le Syndicat autonome de la magistrature et le Syndicat libre de la magistrature ont, à l’unanimité, pris la décision de convertir leur grève initialement de sept jours, en grève illimitée jusqu’à satisfaction totale de leurs revendications", s’est justifié Cheick Mohamed Chérif Koné.
Le président du Sam a enfoncé le clou en engageant la responsabilité du gouvernement dans les désagréments qui en résulteraient pour les populations. "Les reproches que nous faisons au gouvernement sont fondés. La justice malienne va mal, très mal. Nous ne pouvons pas cautionner cet état de fait, d’où cette décision de grève illimitée. Nous restons toujours dans la légalité pour revendiquer…"
Bréhima Sogoba
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