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10 ans après leur licenciement suite à la privatisation de l’entreprise : Des anciens travailleurs de l’HUICOMA réclament toujours leurs droits
Publié le jeudi 19 janvier 2017  |  Le Tjikan
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Dix ans après avoir été licenciés suite à la privatisation de l’entreprise, des anciens travailleurs de l’Huilerie Cotonnière du Mali (HUICOMA) courent toujours derrière leurs indemnités de licenciement. Mais en vain. Pour protester contre l’indifférence du gouvernement face à leur triste sort, ils ont décidé de tenir un sit-in à la Bourse du Travail, siège de l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) depuis le lundi 16 janvier dernier pour une durée indéterminée.
« 10 ans de souffrance et 10 ans de réclamation des droits à un Etat », « l’Etat doit honorer ses engagements pour les droits des travailleurs et leurs familles », « la diligence du paiement intégral des droits est une question de survie pour les travailleurs et leurs familles » : tels sont, entre autres, les slogans qu’on pouvait lire sur les banderoles affichées à l’entrée de la Bourse du Travail le lundi 16 janvier dernier, jour du début du sit-in illimité.
Selon leur porte-parole, Boubacar Diakité, l’HUICOMA a été abandonnée à elle-même et à son acquéreur. Et comme conséquence, de nombreux chefs de familles se sont retrouvés dans la rue. Toute chose qui, dit-il, a provoqué 94 cas de divorces, 27 décès, la déscolarisation de plus de 200 enfants car leurs parents n’ont plus les moyens d’assurer leurs frais de scolarité encore moins, prendre en charge leurs fournitures scolaires.
Selon lui, au Mali, jamais une privatisation (comme celle de l’HUICOMA), n’aura eu autant de dégâts au niveau de la population. D’après lui, la crise qu’a engendrée la privatisation de l’HUICOMA a causé plus de 1500 licenciements.
A en croire Boubacar Diakité, depuis la cession de l’HUICOMA au groupe TOMOTA en juin 2005, aucun plan social en faveur des travailleurs n’a été mis en place jusqu’à ce jour. « L’engagement de maintien de la totalité du personnel par l’acquéreur n’a pas été respecté encore moins, son engagement à poursuivre la réalisation de l’objet social de l’HUICOMA, en maintenant les 3 usines (Koutiala, Koulikoro et Kita) pendant une durée minimum de 5 ans », a-t-il dénoncé. Pour les membres du collectif des travailleurs licenciés de l’HUICOMA, l’Etat a failli à son devoir de veiller strictement à l’application du plan social, deux mois après la cession de l’entreprise au Groupe TOMOTA.
Ce sit-in à la Bourse du Travail intervient après un premier sit-in de plusieurs semaines en 2009 au même endroit. Bien que le gouvernement de l’époque avait entamé des négociations avec eux, cela n’avait abouti à rien car les promesses tenues n’ont pas été suivies d’effet.
C’est ce qui explique ce sit-in qu’ils ont commencé le lundi dernier afin que le régime en place les mette dans leurs droits. Des droits derrière lesquels, ils courent depuis maintenant plus de 10 ans.
Amadou Touré (stagiaire
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